Ligne de vie et ascendance INGRAND.

L’idée d’utiliser la ligne de vie d’un ancêtre m’avait séduite, jusqu’à ce que je constate que l’assistant de recherche fourni par le logiciel hérédis me suffisait. Elle me donnait la chronologie d’un individu avec les différentes étapes de sa vie, tout en permettant de visualiser l’état des recherche. J’utilise donc cette ligne de vie autrement;  comme  outil de comparaison entre deux individus ou encore deux couples. L’idée s’impose en face de l’ascendance de Madeleine Ingrand (Sosa 151, génération 8) née on ne sait où et décédée à Vouillé le 18 décembre 1817.

Mariage au Desert, Gravure de Samuel Bastide, http://www.museeprotestant.org/0000002343l/

Madeleine Ingrand épouse Jean Ingrand le 12 octobre 1778. Le mariage est célébré par le pasteur Gobinaud et inscrit sur les registres d’une commune indéterminée. L’époux, Jean est le fils de Jean Ingrand et Marie Marché demeurant au bourg de Fressines (79) et l’épouse Madeleine est la fille de Jean Ingrand et Marie Suire demeurant à Montaillon paroisse de Mougon (79).

Une recherche rapide sur geneanet donne une seule réponse en plusieurs exemplaires sur le premier couple Ingrand-Marché, mais plusieurs réponses différentes sur le deuxième Ingrand-Suire.

Un couple Ingrand-Suire vit à St Martin de St Maixent, s’est marié en 1710, eut au moins 11 enfants, voire 16. Ils sont donnés comme les parents probables de Madeleine Ingrand. Des détails me titillent, il y a des incohérences. C’est ce qui m’a décidé à faire une ligne de vie ou plutôt deux de ce couple Ingrand-Suire. L’estimation de l’âge la deuxième Marie Suire est calculé par rapport à la naissance des enfants.

Jean Ingrand
Marie Suire
Jean Ingrand
Sosa 302
Marie Suire
Sosa 303
naissance
avant 1690
24.3.1689
St Martin St Maixent
?
?
estimation vers 1720
mariage
9.9.1710 St Martin de St Maixent           avec
………
?
enfants
Françoise 8.9.1711 Saivres
Marie       6.10.1713 St Martin St Maixent
Michel      28.8.1715 St Martin St Maixent
Louise      9.10.1717 St Martin St Maixent
Jean        5.6.1721   St Martin St Maixent
Madeleine 5.8.1722  St Martin St Maixent
Pierre      23.11.1723 St Martin St Maixent
René       10.12.1724 St Martin ST Maixent
Jeanne    1726
Jeanne    29.5.1727 St Martin St Maixent
Marguerite 1729      St Martin St Maixent
Madeleine vers 1744 ?
Sosa 151
Daniel vers 1747 ?
Marie 1.1.1751 Ste Blandine
Pierre 3.4.1753 Ste Blandine
Jeanne 6.4.1757 Ste Blandine
mariage des enfants
Marie 27.7.1734         St Martin  St Maixent
Louise 26.9.1742        St Martin St Maixent
Françoise 28.7.1746   St Martin St Maixent
Jean    11.7.1747       Saivres
René   23.10.1759     St Maxire
Madeleine 12.7.1762 St Martin St Maixent
Marguerite 27.9.1762 St Martin St Maixent
Madeleine 11.10.1778 C.indéterminée
Daniel 15.1.1787 C. indéterminée
Marie 27.10.1781 St Romans les Melle
Pierre 9.6.1789 C.indéterminée
décès
avant juillet 1762
avant sept 1762
avant 1778 ?
?

Mis en tableau, il est évident que se sont des couples homonymes, et si le premier est bien connu, il reste beaucoup à rechercher sur le deuxième.

Le Jean Ingrand de St Maixent serait lui meunier, fils d’Abel, meunier,décédé à St Martin de St Maixent et de Louise Gascon . Marie Suire, sa femme née le 24 mars 1699 à St Martin de St Maixent, de Pierre Suire boulanger et de Marie Dubois. Elle avait 22 ans à la naissance de son premier enfant et 39 ans à la naissance du dernier en 1729 et ne peut donc pas avoir eu d’enfant de 1744 à 1757. Si l’aînée naquit à Saivres, les autres sont nés à St Martin. Ils eurent 4 fils et 7 filles. L’aîné des garçons est né en 1715, le deuxième Jean né en 1721 fut boulanger, le troisième Pierre est né en 1723, René le quatrième né en 1724, farinier. Parmi les filles, Marie épouse Jacques Mochon meunier, en 1734 et Louise épouse Jean Mochon meunier en 1742. L’ascendance et la descendance sont donc clairement dans la meunerie entre St Martin de St Maixent et Saivres

Le Jean Ingrand de Ste Blandine (Sosa 302, génération 9) serait maréchal, de même que ses fils Daniel à Ste Blandine et Pierre à Verrines sous Celles. Son mariage avec Marie SUIRE est introuvable et devrait se situer vers 1744, leurs ascendances inconnues, leurs décès sont également introuvables, ce qui peut s’expliquer par leur religion protestante.

Jean Ingrand et Madeleine INGRAND eurent une fille unique, Marie Madeleine née en 1780, ce qui est prouvé par la déclaration des non catholiques faite par Jean Ingrand à Sainte Blandine le 29 décembre 1788, déclaration de mariage et de naissance faite le même jour.

La seule solution pour le couple Ingrand-Suire consisterait à rechercher aux Archives Départementales le contrat de mariage établit en 1778 par le notaire Boisseau à Melle, ou encore rechercher un testament ….

Piet Mondrian, Boogie-Woogie, 1942, Museum of Modern Art New York.

 

La ligne de vie comparée a au moins permis de déterminer qu’il s’agit bien de deux couples homonymes.

 

Comment écrire un article de blog? mes erreurs.

Un retour en arrière montre l’évolution de ma pratique d’ écriture sur le blog. Quelles conclusions puis-je en tirer?  comment l’améliorer? J’ai essayé de me mettre à la place du lecteur, parce que nous écrivons tous pour être lus, n’est ce pas? Je vous livre mes réflexions en 9 points.

fragonard-le-billet-doux

Fragonard- Le billet doux. Le Grand Palais.

1. De l’importance du titre.

Le titre est ce que l’on voit en premier. C’est donc lui qui doit éveiller la curiosité, susciter l’intérêt et faire que l’internaute va cliquer (ou non) pour le lire. Ce n’est pas toujours facile de trouver un titre percutant qui va interpeller le futur lecteur.

Quelques titres de mes articles ne sont pas pertinents voire même décourageants.

Je n’ai pas trouvé la formule magique, mais je cherche, j’affine.

2. L’introduction.

Dans les premiers articles, je gardais « le meilleur » pour la fin, comme dans un livre. Je ne connaissais pas du tout la pratique des blogs où les premières phrases doivent annoncer la couleur, donner au lecteur les clés de l’article et l’envie de le lire. Je ne dois pas oublier non plus que le but de ces premières phrases est de montrer au lecteur qu’il ne s’est pas tromper d’adresse, en clair que le texte est en accord avec le titre.

Vous êtes toujours là?

3. Ecrire un paragraphe concis.

Il m’arrive à moi-même de passer au travers de mes articles, lisant le début, la fin…alors des lecteurs!….. « Fais court, ma chérie. »

Non pas que je sois bavarde, mais il y une grande différence entre le premier et les derniers articles. Je me limite (j’essaye) à des paragraphes de quatre phrases et à chaque paragraphe, doit correspondre à une idée.

Je respire…

4.  les Sous-titres, les caractères.

Ils permettent une lecture rapide et surtout de donner un éclairage sur le sujet ou même une lecture en diagonale.

Je rajoute donc maintenant des sous-titres comme naissance, mariage, filiations, sources.

Pour aller plus facilement à l’essentiel, je met des mots en gras, italique et j’use de la couleur, des listes à puces.

matisse-les-poissons-rouges

Matisse, les poissons rouges , MBA Pouchkine, Moscou.

Bref, je m’amuse.

5. Avoir un langage simple.

Il m’arrive de partir dans des dérives, des phrases compliquées, quand je suis dans mon sujet. Certaines affaires me passionnent comme celle de Louis Thellier, ou encore Jacques Proust Garde-étalon et j’en oublie que trop d’informations nuisent à l’information. Alors de relecture en relecture, je sabre encore et encore mais il en reste toujours trop.

6. Les images.

Depuis le début de ce blog, j’ai fait le choix d’illustrer les articles de ce blog avec des reproductions  de tableaux. C’est une autre passion. Ils m’arrivent comme une évidence, quelques fois le choix est discutable, mais d’autres fois ils sont magiques comme les tableaux de Julien Dupré  dans l’article des « Sœurs SALMON à Pressy » où la ferme s’est animée sous son pinceau.

julien dupré vache réfractaire

Julien Dupré, la vache réfractaire.

.

7. Ecrire, Relire, Re Relire.

Un article me demande plus de huit jours d’écriture…de la vérification des données, à jeter les idées sur le papier ou l’ordinateur par le biais d’Evernote, la relecture, revoir les règles de grammaire, et celles d’orthographes, (ah, le passé simple du verbe être à l’indicatif) et tout cela à 24h d’intervalle,(mais qu’est ce que j’ai voulu dire!!!).

larousse

Non je ne procrastine pas, je prends du recul.

 

8. Lire des articles de blog.

C’est peut être le plus important et de toute façon le plus réjouissant, la récréation en quelque sorte. Vos blogs me réjouissent et m’inspirent. Il m’arrive de me demander pourquoi j’ai envie de lire tel article, envie d’échanger des idées, ou tout simplement de me dire que tel autre est parfait et que j’aurais aimé l’avoir écrit.

9. Un souhait;

Ecrire plus vite, mieux et plus souvent….Un rêve quoi…..Il est temps de se remettre au travail.

Avez vous d’autres astuces à ajouter?? Je vous laisse écrire le 10ème point.

Sources;

webdesignertrends.com

 

 

 

 

 

100ème article du blog de Nelly.

En commençant ce blog, je plongeais dans l’inconnu. Aujourd’hui, je n’ai aucun regret. C’est une belle aventure que je conseille à tous, même si cela ne se fait pas tout seul. Le 100 ème article est une belle occasion de faire le point et de se dire et maintenant?

Alors avant tout;

nelly-merci-2

Merci  au web,sans qui mon arbre généalogique n’aurait jamais existé et aux sites généalogiques (je n’en citerai que quelques uns); les Archives Départementales en particulier 79, 47, 24, 62, Hérédis, Geneanet et Gallica pour les principaux.

MERCI à mes lecteurs de m’avoir lue, suivie dans mes balades, d’avoir partagé des idées et alimenté mes réflexions.

nelly-880-vues

 

Il y a des articles « plus vus » que d’autres.

« Se remotiver ».

Retrouver un français émigré aux Etats Unis.

« Mais tu es remontée jusqu’où. »

Guillaume Briet « trouvé » grâce à la bibliothèque Geneanet.

Il y a aussi mes « chouchous ».

Mes arrières grands-mères les sœurs Salmon de Pressy.

Abjurations à Vouillé (79) en 1681.

être bourgeois à Bordeaux au 17ème siècle.

Et maintenant? la flamme est encore là.

Je continue l’aventure.

Se remotiver……

Passer trois mois sur une branche de ma généalogie a été très confortable comme un vêtement douillet que l’on enfile tous les matins. Mais, (il y a un « mais »), quand on décide de passer à autre chose, même si le sujet est tout trouvé, le démarrage est difficile. Il faut recommencer, vérifier, chercher de nouvelles idées, consulter d’autres Archives, lire des publications, ou encore changer de région…

J’en étais à ce stade quand j’ai cherché comment me remotiver et ne pas reculer devant l’obstacle, un peu perdue devant l’ampleur de la tâche. Ma solution n’a pas la prétention d’être LA solution, mais celle-ci était  évidente pour moi. Les semaines ou les mois à venir seront consacrés à ma généalogie du coté maternel et donc à l’ascendance LETHELLIER et MELLIER du Pas-de-Calais.

paul Klee, l'harmonie de la flore nordique(1927)

Paul Klee, l’harmonie de la flore nordique(1927)

Pratiquement, je suis depuis le début et toujours Hérédis (2015),  je commence alors par éditer l’ascendance d’un ancêtre maternel. Dans « choisir un arbre », ascendance, puis arbre mono-page, j’ai une préférence pour le modèle Arysis, 5 générations. Ensuite, armée de stylos fluorescents,  je passe en vert les mariages enregistrés et en rouge les recherches à faire ainsi que les modifications d’affichage des villages, bref les anomalies. Ce qui donne un document bigarré mais parlant. Beaucoup de rouge veut dire beaucoup de recherches, ce qui est le cas au delà de la génération 8. C’est l’occasion de vérifier les sources, les incohérences. En général ce document suffit à me motiver pour aller consulter les Archives en l’occurrence celles du Pas-de-Calais.

lethellier arbre ascendance

Lethellier arbre ascendance Hérédis.

Et si cela ne fonctionne pas? J’ai un joker. Je recherche les dictionnaires historiques et archéologiques de la région du Pas-de-Calais, ou les inventaires, ou encore un livre. Pour cette branche, ce sera « Les paysans français d’Ancien Régime » Emmanuel Le Roy Ladurie.

Ma curiosité n’est toujours pas piquée?……….. j’abandonne, je repasserai plus tard.

 

Pourquoi un blog de généalogie?

Il est temps de se poser la question en particulier en ce début d’année, entre rétrospective et résolutions.  J’ai commencé mes recherches généalogiques fin 2011, une conjoncture entre le hasard, un peu de temps et Nelly à laquelle j’ai dédié ce blog.

Le hasard en consultant les tables de Dordogne puis le hasard en ouvrant une page des Archives  et oh surprise, de lire des actes en ligne, de fil en aiguille, de découverte en découverte, de patronyme en patronyme, ce fut le stade boulimique. Je découvris aussi rapidement que je ne m’en sortirai pas comme ça. Quelques clics plus tard, je trouvais une communauté de généablogueurs, dynamiques, pétillants et créatifs, généalogistes professionnels ou amateurs. Ce sont eux qui m’ont ouvert les portes de la généalogie. Après avoir lu conseils , comparatifs, je téléchargeais un logiciel Hérédis, me familiarisais avec les  n° Sosa tout continuant à lire les archives départementales.             Mais les trois actes,  naissances, baptêmes, décès me satisfaisaient de moins en moins. Il fallait plus. Je faisais en complément des recherches sur Gallica, lisais des livres google.books  anciens, des livres d’histoire, et poussais de oh et des ah!…si bien que si vous m’aviez rencontré à ce moment là, vous auriez surement eu droit à « Savez vous qu’un protestant pouvait être pendu pour cause de religion en 1720 » ou dans un dîner; « connaissez-vous la profession de garde-étalon »,  et  » le régiment d’Egmont » ?  Mes proches étaient  en overdose et moi frustrée. C’est encore une fois la communauté de bloggeurs qui m’a apporté la solution et en particulier « la gazette des ancêtres » en février 2012.

bouquet source inconnue

Bouquet, Source inconnue.

http://lagazettedesancetres.blogspot.fr/2012/02/genealogie-20-pourquoi-creer-un-blog-de.html

J’ai entrevu une solution. Le nom du blog s’est imposé naturellement « Nelly, ancêtre du Poitou », car j’ai toujours eu le sentiment que mon arrière grand-mère paternelle regardait par-dessus mon épaule avec bienveillance. Le départ a eu lieu en mai 2014.

Quelques 60 articles plus tard, 3700 lectures, 1800 visiteurs, je veux exprimer ma gratitude.

A tous les bloggeurs de généalogie trop nombreux pour que je les nomme, sans qui rien n’aurait été possible et que je lis toujours avec plaisir.

A mes lecteurs, connus ou inconnus.

Aux rencontres généalogiques comme celles au congrès de généalogie à Poitiers .

Aux découvertes, comme le cimetière privé protestant de Vitré (79).

A ce blog et à ce qu’il m’a permis de découvrir, d’approfondir et de chercher à dépasser les trois actes de base naissance, mariage, décès.

Je suis en accord avec ce qu’a écrit Sophie de la Gazette sur la communication, le partage et encourage les hésitants à se lancer dans l’aventure……… pour avoir le plaisir de les lire, bien sûr .

chagall Marc, la danse, 1950-1952, Nice.

Marc Chagall , la danse, 1950-1952, Nice.

 

Rentrée des classes et généalogie.

C’est le moment redouté et attendu; la nouvelle année scolaire.

Redouté, car il va falloir ouvrir les cahiers, les livres et commencer de nouveaux apprentissages, et attendu parce qu’on retrouve les copains et les copines…
On achète d’abord de nouvelles fournitures, des stylos, des crayons de couleurs et un agenda. La première page est la plus importante; on s’applique on soigne son écriture, on prend de nouvelles résolutions, vient ensuite le temps des plannings.
abécédaire BNF.

Abécédaire, source Gallica.

En généalogie, c’est de la même façon, revoir sa façon de faire, réévaluer sa pratique,faire le point pour mieux avancer. Je ne vais pas y échapper. Mais je ne vais pas vous parler de logiciel et de tout ce qui me reste à faire mais de mon planning généalogique!

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Zone de confort et généalogie.

Zone de confort et généalogie
Sophie Boudarel nous engage à l’occasion de la lettre Z du challenge 2015,  à sortir des sentiers battus, à  partir en plongée dans les eaux profondes de la généalogie, consulter les archives avant la révolution et aller en salle d’archives. J’ai été inspirée par cet article.

En fait, ma zone de confort commence avant la révolution…je m’explique. Vous connaissez sûrement les jours difficiles, les jours où rien ne va comme vous voulez, la colère qui monte, déferle et menace de vous emporter loin du rivage. Et bien ces jours la, j’ai un truc, pas en toc!

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