Mes arrières grands-mères, les sœurs Salmon de Pressy.

Mes arrières grands-mères s’appelaient Elise et Marine Salmon. Je ne les ai pas connues, mais j’ai cherché à leur rendre hommage à travers les tableaux d’un « peintre de la ruralité »  Julien Dupré (1851.1910), inspiré par la campagne picarde de Saint-Quentin et Nauroy. Ils m’ont permis de mettre des images sur des mots quelques fois bien « secs » des Archives.
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Julien Dupré, la vache blanche.1890

Marie Claire, Elise et Marine étaient trois sœurs nées à Pressy (62).  Leur mère Cécile Eléonore Boyaval avait épousé à 21 ans Clément Salmon, cultivateur,  de 5 ans son aîné, précialquais de naissance, comme elle et leurs ancêtres. Elle mit au monde six enfants. Seuls trois ont atteint l’âge adulte.
L’aîné, Elie un garçon né « presque » neuf mois après son mariage,   le 12 mai 1859. Ce premier garçon ne vécut  que 7 ans.
Cinq ans après naquit Marie Claire, le 20 juin 1864.
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Julien Dupré 1851.1910 retour à la ferme.

 Puis vint Elise Stéphanie Joseph le 20.1.1868, elle vécut 4 mois.
Elise Stéphanie Josèphe,deuxième fille du même prénom est née le 9 avril 1869. Son père Clément Salmon avait alors 37 ans et était maire de Pressy.
Au recensement de 1872, Clément et Henri Salmon les deux frères se partageaient la ferme, avec  Jean Baptiste Boyaval leur beau père, 68 ans et son épouse Sophie Découfour, 67 ans.
Elie Jules Joseph arriva le 10.2.1876 et mourut en 1878 à l’âge de deux ans.
La petite dernière Marine arriva le 12 avril 1879, 10 ans après Elise.
Cécile Éléonore était ménagère.Son travail consistait bien sûr au ménage de la maison, mais dans le nord on employait aussi ce mot pour tout ce gravitait autour de la ferme.
julien dupré les oies

Julien Dupré; les oies.

Elle s’occupait des volailles, de la traite des vaches, allait au marché vendre ses œufs et le  beurre qu’elle fabriquait. Elle éduquait ses trois filles Marie Claire, Elise et Marine à devenir de bonnes « ménagères ».
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Julien Dupré, la vache réfractaire.

 Le 29 juillet 1889, Clément Salmon décède et laisse son épouse veuve à 52 ans, marie Claire  a 25 ans, Elise 20 ans, et Marine 10 ans.
 La ferme était dans la rue centrale de Pressy, la rue du Bas, à côté vivait sa sœur, Lucie Boyaval,et son beau frère Henri Salmon.
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Julien Dupré-porteuses-de-gerbes. 1880

 Le 30 avril 1892, Marie Claire épouse Omer Mellier de Pressy, qui deviendra cheminot.
Le 18 mai 1895, Elise épouse Henry Louis Joseph Lethellier. Elise décède le 24 décembre 1912, laissant trois enfants, Léa à peine 14 ans, Léo 12 ans et le petit dernier né en 1906, Gabriel 6 ans. Léa s’occupera de ses frères avec l’aide de sa tante Marine.
Le 1er juin 1903, Marine épouse Edouard François Joseph Mellier un frère cadet d’Omer de 14 ans  plus jeune. Elle aura de nombreux enfants dont une fille Juliette, son deuxième enfant née en 1907.
Gabriel Lethellier épousera Juliette Mellier, mes grands-parents maternels étaient cousins germains comme vous l’aurez compris.
Elise (1869.1912) et Marine (1879.1957) sont mes deux arrières grands-mères maternelles.
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Julien Dupré, la fenaison.

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Une branche maternelle Pas-de-Calaisienne.

Le Pas-de-Calais et encore plus précisément un petit village  dont les habitants sont nommés les percialquois, voila mon sujet. Un petit village, où la population va de 146 âmes en 1793 à 292 en 2013, qui a pour nom Pressy -les-Pernes, arrondissement Arras.

Village de l’Artois,  il est bordé par des communes comme Sachin, Bours, Pernes, Marest, Tangry, Sains-les-Pernes. Je n’ai eu aucun mal à y retrouver mes ancêtres, environ 90% de cette branche maternelle vécu à Pressy ou dans les environs immédiats.

2006 PRESSY 01

 

D’après le dictionnaire Historique et Archéologique du Pas-de-Calais (1880), Pressy était anciennement  dans le canton de Heuchin (supprimé en 2014) maintenant Canton de Saint-Pol-sur-Ternoise  .

On  trouve dans ce canton des collines souvent couronnés de bois, des plateaux et de nombreux cours d’eau dont le plus important est la Ternoise. En général la terre y est fertile, même si on y trouvait autrefois « dans certaines communes un bief rouge ou noir difficile à labourer que le marnage et la culture ont amélioré ».
En 1810, 3,800 hectares étaient ensemencés en blé, 548 en seigle, 37 en orge, 331 en scourgeon, 68 en pamelle, 1,975 en avoine, 32 en œillettes, 95 en lin, 2 en tabac, 148 en légumes, 1,589 en prairies artificielles, et 4,594 restaient en jachères.
D’après l’auteur, ces chiffres étaient déjà bien différents en 1880.
Des fabriques de sucre à Pernes et à Anvain ont favorisé la culture de la betterave par contre les filatures de laine de lin à Bours, les métiers à faire la toile à Heuchin, les deux poteries et la tannerie de Pernes avaient déjà disparus en 1880.
Le canton autrefois traversé par des voies romaines allant d’Arras et Amiens à Thérouanne et Septemvium (carrefour de sept voies romaines) est sillonné par un important réseau routier et le chemin de fer depuis 1874.
Le village de Pressy est situé dans un petit vallon sillonné par un cours d’eau qui va rejoindre la Clarence à Pernes après un parcours de 2 km. Il comptait 13 feux et 64 personnes en 1768. Un hameau nommé « le Faux »qui faisait parti autrefois de Noyelles dépend maintenant de Pressy.
 Son origine;
En 1152, Pressy dépendait déjà de la châtellenie de Pernes.
La commune a pris le nom définitif de Pressy-les-Pernes  en 1720. Mais le dictionnaire topographique écrit par le conte de Loisne en 1907 précise qu’elle est connue depuis le XIe siècle.
Son nom viendrait de Priscius, nom d’homme
(extrait du Dictionnaire topographique du département du Pas-de-Calais, par le comte de Loisne, 1907) :
-XIe siècle : PERCETUM
-1145 : PRECI (charte de Saint-Bertin)
-XIIIe siècle : PERCHI (charte d’Artois)
-1400 : PRECHI (archives nationales)
-1429 : PRECHY
-1415 : PRECY-lez-PERNES (cartulaire des chartreuses de Gisnay)
-vers 1512 : PERSY (Tassart, pouillé)
-1542 : PRESY (épigraphie, Saint-Omer)
-1720 : PRESSY-les-PERNES
Le nom serai même connu avant l’an 696. Bérenger, l’un des assassins de deux missionnaires SS Lugle et Luglien serait de Pressy.  Selon la légende, le pays était alors couvert de bois, dépeuplé, sans communication. le brigandage y régnait alors en maître. (Mémorial Historique et Archéologique du Pas-de-Calais.)
Son église Saint Martin;
 Sur le plan religieux, Pressy était dans le doyenné d’Auchy-au-Bois, son église s’appelle Saint Martin et fut toujours « secours » (dépendante) de la paroisse de  Sachin .
Elle tient son nom de la légende du pas Saint Martin; celle ci raconte qu’ en passant trop près de l’église, le cheval de St Martin y laissa l’empreinte de son sabot sur un bloc de grès. Depuis les voyageurs fatigués, se sentent reposés en y posant le pied.
L’église primitive de 1569 était bâtie sur ½ mesure. En 1725, la toiture avait disparue sur la moitié de l’édifice et la communauté paroissiale manquait de moyens pour faire des travaux. Elle fut vendue nationalement avec son clocher, le 10 prairial an 7 à un habitant de la commune. D’après une note de M. le Chanoine Parenty, l’ancienne église de Pressy ’’ paraissait avoir eu  autrefois la forme d’une croix, dont les bras auraient été démolis car on voyait encore les arcades ogivales’’
2006 PRESSY église

Eglise St Martin de Pressy, photo 2006.

Elle fut rebâtie en 1863 dans un style ogivale très simple ( en pierres et en briques pour le chœur ).
Aux dernières nouvelles, Pressy rejoindra en 2017 la communauté de commune les Vertes collines du Saint Polois (la voix du Nord).
Le registre catholique remonte à décembre 1723 et faire ma généalogie revient quasiment à faire un relevé de la commune depuis la famille Boutilliez et le décès de Simon à Pressy, en 1727,  ancêtre commun aux familles Mellier et Lethellier.
Sources;
Mémorial Historique et Archéologique du Pas-de-Calais.
extrait du Dictionnaire topographique du département du Pas-de-Calais, par le comte de Loisne, 1907

Se remotiver……

Passer trois mois sur une branche de ma généalogie a été très confortable comme un vêtement douillet que l’on enfile tous les matins. Mais, (il y a un « mais »), quand on décide de passer à autre chose, même si le sujet est tout trouvé, le démarrage est difficile. Il faut recommencer, vérifier, chercher de nouvelles idées, consulter d’autres Archives, lire des publications, ou encore changer de région…

J’en étais à ce stade quand j’ai cherché comment me remotiver et ne pas reculer devant l’obstacle, un peu perdue devant l’ampleur de la tâche. Ma solution n’a pas la prétention d’être LA solution, mais celle-ci était  évidente pour moi. Les semaines ou les mois à venir seront consacrés à ma généalogie du coté maternel et donc à l’ascendance LETHELLIER et MELLIER du Pas-de-Calais.

paul Klee, l'harmonie de la flore nordique(1927)

Paul Klee, l’harmonie de la flore nordique(1927)

Pratiquement, je suis depuis le début et toujours Hérédis (2015),  je commence alors par éditer l’ascendance d’un ancêtre maternel. Dans « choisir un arbre », ascendance, puis arbre mono-page, j’ai une préférence pour le modèle Arysis, 5 générations. Ensuite, armée de stylos fluorescents,  je passe en vert les mariages enregistrés et en rouge les recherches à faire ainsi que les modifications d’affichage des villages, bref les anomalies. Ce qui donne un document bigarré mais parlant. Beaucoup de rouge veut dire beaucoup de recherches, ce qui est le cas au delà de la génération 8. C’est l’occasion de vérifier les sources, les incohérences. En général ce document suffit à me motiver pour aller consulter les Archives en l’occurrence celles du Pas-de-Calais.

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Lethellier arbre ascendance Hérédis.

Et si cela ne fonctionne pas? J’ai un joker. Je recherche les dictionnaires historiques et archéologiques de la région du Pas-de-Calais, ou les inventaires, ou encore un livre. Pour cette branche, ce sera « Les paysans français d’Ancien Régime » Emmanuel Le Roy Ladurie.

Ma curiosité n’est toujours pas piquée?……….. j’abandonne, je repasserai plus tard.

 

Rosa Thellier, et ses 9 enfants à Pressy (62).

Rosa Thellier est mon AA Grand-mère du côté maternel. La famille de Rosa Thellier, Sosa 25 du côté Lethellier, vécut à Pressy dans le Pas-de-Calais arrondissement Saint Pol, canton Heuchin, son père y était né, et son grand-père y vécu après son mariage à partir de 1805 .

pressy carte

Carte de Cassini, Pressy. Géoportail

Rosa est la fille aînée de François Thellier et d’ Apolline Réant. Elle naquit à Pernes, la commune voisine, le 3 août 1841, et passa son enfance à Pressy, avec son frère Joseph et sa sœur Odile.

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Prénoms et généalogie.

Aujourd’hui, il  sera question de prénoms. Choisir un prénom, c’est pour la vie et celui qui nous est attribué le jour de notre baptême ne peut pas être changé si facilement. Le site officiel de l’administration publique française, explique;

Pour changer de prénom, la personne doit justifier d’un intérêt légitime. C’est le cas si :

  • son prénom ou la jonction entre son nom et son prénom est, par exemple, ridicule ou peut lui porter préjudice,
  • ou si elle veut franciser son prénom.

L’adjonction ou la suppression de prénoms peut également être demandée.

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Sosa 1000.

Sosa un numéro; le 1000

Au début, je pensais parents,  grand-parents, éventuellement arrières grands-parents. je ne voyais pas un arbre mais une branche, et n’envisageais même pas d’aller plus loin, faute de moyens. Ma pensée était linéaire, et « mon arbre »ne comportait que des noms et des dates. Quand j’ai découvert en particulier par l’intermédiaire des blogs (qu’ils en soient tous remerciés) des arbres de 1000, 5000 individus, je me suis dit; mais comment? ces mêmes blogs m’ont expliqué qu’il existait une numérotation, une façon de calculer, des logiciels pour y parvenir. Je dois une partie de mon organisation à « la gazette des ancêtres » et quelques autres.

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