Jacques LeTellier, maréchal des logis et la bataille de Fontenoy.

Cet acte de mariage a piqué ma curiosité. Qu’est ce qu’être maréchal des logis au milieu du 18e siècle, et quel est ce régiment, le régiment d’Egmont ?

Mes connaissances en matière militaire sont très limitées, j’ai donc recherché une définition qui, si elle est logique, m’a surprise. A l’origine, le maréchal des logis était un sous-officier responsable des écuries et chargé de préparer les étapes de son escadron, comme le ravitaillement ou l’hébergement. Il était historiquement dans des troupes dotées de chevaux.

Dans la France du 18e, le maréchal des logis correspondait au sergent des troupes montées. Savoir bien lire et écrire était une condition nécessaire puisqu’il devait tenir les registres des logements des officiers et des soldats de la compagnie. Hormis  ses connaissances d’écriture il devait avoir des talents logistiques et géographiques. Lors d’une bataille, le maréchal des logis ne participait pas au combat, mais se tenait prêt à transmettre les ordres, porter un courrier. Son rôle prenait toute son importance entre les combats. Lorsque la destination était choisie, le maréchal général des logis devait reconnaître le chemin à parcourir, trouver un emplacement pour le nouveau camp. Il rédigeait ensuite les ordres détaillés que devaient suivre chaque colonne après approbation du général en chef . En effet, l’armée  devait se déplacer en un seul bloc, dans un ordre proche de l’ordre de bataille pour pouvoir agir plus rapidement dans des chemins plus ou moins étroits ce qui devait être un casse-tête pour le maréchal général  des logis. La colonne centrale marchait sur le chemin, les colonnes latérales dans les champs… Les ordres étaient ensuite transmis au maréchal des logis de la cavalerie et aux maréchaux des logis de chaque régiment. À l’arrivée sur le lieu prévu pour le campement, le quartier général était placé  au centre ainsi que l’artillerie , l’hôpital et les vivres, l’ordre de bataille était toujours respecté. L’installation et la levée du camp demandait alors un grand sens de l’organisation et un temps considérable.

Cet ancêtre n’était pas maréchal général des logis des armées du roi mais maréchal des logis du régiment d’Egmont.

Deux régiments ont reçu le nom de régiment d’Egmont

Le régiment d’Egmont cavalerie, ancien régiment du Chevalier de Rosen cavalerie en 1741, est nommé régiment de Charost cavalerie en 1757 ;
le régiment d’Egmont dragons, ancien régiment de Mailly dragons le 14 février 1744, est nommé régiment de Marbeuf dragons le 11 juillet 1753.

Donc entre 1744 et 1753 ont coexisté deux régiments d’Egmont. Les deux « Egmont » étaient ils deux frères ou encore cousins?  L’histoire ne le dit pas.

Le premier régiment d’Egmont était un régiment de cavalerie légère. Auparavant, régiment de Valavoire cavalerie crée en 1667, renommé le 6 mars 1719 régiment de Lorraine cavalerie, dirigé par Jacques Henri de Lorraine, chevalier de Lorraine, marquis d’Ambleville, il devint régiment du comté de Lordat en 1734, puis du chevalier de Rosen en 1738, du Comte d’Egmont en 1741,  d’Egmont le 14 février 1744, frère du précédent, Casimir Pignatelli.Ce régiment fut dissous le 1er décembre 1761.

La devise de ce régiment d’Egmont cavalerie était alors;

Qui s’y frotte s’y pique,

en Latin

pungit aggredrentes.

Le deuxième régiment d’Egmont aussi appelé Le régiment des dragons de Monsieur était également un régiment de cavalerie.

En janvier 1746, ce régiment était à Maubeuge si on en croit le maréchal de Saxe. 

Le maréchal de Saxe était alors en campagne dans les Flandres ou plus exactement c’etait la guerre de succession d’Autriche (1740-1748) avec un point culminant , La bataille de Fontenoy le 11 mai 1745. Le régiment d’Egmont est mentionné dans la brigade des cuirassiers  du roi et le régiment d’Egmont dragons dans la réserve du comte d’Eu.

la bataille de Fontenoy par Pierre Lenfant.

Mes souvenirs de cette bataille se résumaient à une victoire française et à la fameuse phrase « Messieurs les anglais, tirez les premiers », un bon mot écrit par Voltaire. Avec cet ancêtre c’était  l’occasion de se replonger dans cette bataille.

Marie Thérèse d’Autriche monte sur le trône à la mort de son père Charles VI, ce qui a semé la pagaille entre les grandes puissances européennes. Louis XV alors allié de l’Electeur Charles-Albert de Bavière lance ses troupes sur les Pays-Bas autrichiens (Belgique actuelle). Le maréchal de Saxe, commandant des armées du roi fait le siège de Tournai, mais est pris en tenaille par les armées alliées commandées par le duc de Cumberland, troisième fils du roi d’Angleterre, Georges III.

Le maréchal de Saxe en fin stratège choisi le terrain, dispose ses troupes en ligne brisée, et le 11 mai la bataille commence par deux heures de canonnade. La bataille se resserre vers midi quand Cumberland envoie ses troupes en masse. C’est là qu’aurait eu lieu le célèbre échange réécrit par Voltaire ce qui s’avère une fausse politesse, puisque celui qui tire le premier est ensuite démuni devant l’adversaire. Cela a failli mal tourner pour les français mais le maréchal décide d’utiliser quatre canons à bout portant lance des attaques coordonnées sur les flans ennemis et remporte la victoire. Il y eu 8000 morts chez les anglais, 2000 chez les hollandais et 3000 pour les français.

Voila  comment Jacques Le Tellier, maréchal des logis du régiment d’Egmont, m’a fait réviser l’histoire de France et la bataille de Fontenoy à laquelle je suppose qu’il dut participer dans le cadre de son régiment. Quant à savoir s’il faisait parti du régiment d’Egmont cavalerie ou du régiment dragons, je laisse les spécialistes en débattre.

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Migration militaire au 18ème et acte de mariage.(2)

Jacques Le Tellier fait parti de ces ancêtres voyageurs. C’est un ancêtre du Pas-de-Calais, qui vécut du côté de Frévent, au nord d’Amiens, à 40 km d’Arras, comme ses descendants entre Frévent, Neuville-au-Cornet. Son acte de mariage ne présentait ni surprise ni difficulté. En 1758, il est veuf et vit à Frévent.

L’an 1758 le 9 du mois de janvier après avoir publié par deux dimanche et une fête savoir le 27 novembre, le 25 décembre 1757 et le 6 de cette présente année à la messe paroissiale entre jacques le Theillier de la paroisse de St hilaire de Frévent veuf de marie anne Courcol d’une  part et marie françoise Frevacque âgée de 38 ans environ, fille d’albert et de madeleine Finet de cette paroisse d’autre part, ayant reçu la lettre du sr Cornu curé de St Hilaire en date du 7 janvier 1758, ayant reçu leur mutuel consentement de mariage et leur ay donné la bénédiction nuptiale selon les cérémonies de l’église présents et consentants leurs parents et amis, à savoir nicolas lefebvre, marié de la paroisse de Frévent, antoine Rulence marié de cette paroisse,, louis Petit jeune homme à marier de la paroisse de la Comté jean baptiste Caron arpenteur de la province d’Artois, tous témoins qui ont attestés ce qui dessus sur le domicile l’âge et la qualité des parties , qui ont signés avec l’époux et l’épouse.

AD 62, 5 MIR 348/1 Foufflin-Ricametz, 1737.1832

Rien dans cet acte ne nous renseigne sur l’origine de Jacques le Tellier, ou plus exactement le curé et les témoins attestent qu’il est de la paroisse de st Hilaire de Frevent(62).  Il arrive que les bans ne soient pas publiés à l’extérieur. Quand il s’agit d’époux jeunes et célibataires, une dispense du diocèse est nécessaire et souvent notée, mais quand il s’agit d’un veuf ou veuve ou encore d’un célibataire âgé ou habitant depuis longtemps dans la paroisse on ne pourra que rechercher l’acte de mariage précédent ou l’acte de décès. C’est le cas de Jacques Le Tellier.

G Courbet.

Il est indiqué qu’il est veuf et c’est donc l’acte de mariage précédent que je recherche. Le 21 janvier 1749, eut lieu un premier mariage entre Jacques le Thellier, et Marie Anne Courcol.

Jacques THELIER, âgé d’environ 40 ans, maréchal des logis
dans le régiment d’Egmont demeurant depuis 3 mois en cette
paroisse, fils d’Antoine demeurant en la paroisse Humbepaire proche
de la ville de Baccarat en Lorraine diocèse de Toul et de défunte Marie Thérèse ( nom illisible
dans le pli du registre).
Marie Anne Bayencourt dite Courcol, fille de Jean Georges et
Marie Anne Devillers….

Il est originaire de Lorraine, de la région de Baccarat et réside en tant que militaire dans la paroisse de Frévent (62) . Il a les autorisations de ses supérieurs pour se marier, il a 40 ans et est maréchal des logis dans le régiment d’Egmont.

Il signe alors jacque le tellier. Il est à 500 km de son lieu d’origine, et va faire souche dans le Pas de Calais, puisqu’il décédera en 1768 à Frevent. La recherche de son ascendance est difficile. les registres de Baccarat avant 1765 ne sont pas en ligne, mais il a bien existé bien une famille Tellier ou le tellier du coté de Baccarat. Un Nicolas Le Tellier était maitre chirurgien à Humbepaire avant 1732, époux de Jeanne Le Mare, il eut au moins une fille Anne vers 1685. Un autre Letellier prénommé Claude est né vers 1671 à Baccarat et était maître chapelier. Mais rien sur la naissance de Jacques Le Tellier vers 1712, ni sur son père Antoine ou sur sa mère Marie Thérèse Oger. Jacques eut deux frères François et Claude, et une sœur Barbe, nés à Lunéville(54) ou à Neufmaisons (54) en Meurthe et Moselle dont je n’ai pas trouvé la descendance.

De son premier mariage, Jacques Le Tellier eut 5 enfants dont un seul a une descendance connue (généanet). Jacques LETELLIER fils, né en aout 1752 à Frevent eut lui-même 9 enfants. Plusieurs lignées sont issues de son union avec Charlotte Langrenne dans le Nord ou dans la Somme et ont gardées l’orthographe de LETELLIER.

De son mariage avec Françoise Frevaque il eut 4 enfants:

Le premier fils, Henri joseph né en 1758, épousa en premières noces en 1794 Marie Angélique Beugnet il eut alors 3 enfants. Veuf en 1805, Henri épousa Emilie Cousin et eut 4 enfants. Des 7 enfants seuls les mariage de Henri Joseph et de Pierre Joseph sont connus. La branche de Henri Joseph s’installa à Pressy les Pernes à partir de son mariage avec Augustine Henriette Josèphe Picque en 1836, il est mon ascendant. La branche de Pierre Joseph, blatier à Marest, s’installa à Pressy vers 1844. Cette descendance a gardé l’orthographe LETHELLIER.

Le second fils, Antoine né en 1760 il épousa Marie Rose Theret avec qui il eut un garçon puis Marie Angélique Carette en 1806 avec qui il eut 6 garçons. Au recensement de 1836 à Neuville au Cornet, 5 garçons sont encore présents auprès d’Antoine qui a alors 75 ans. Pierre 26 ans est soldat, 1er chasseur à Dieval, Eugène 24 ans charpentier, François 21 ans couvreur de paille, Antoine 17 ans quincaillier, Frédéric 15 ans. Leurs descendance m’est inconnue.

Le troisième fils, Louis Joseph né en 1761, s’est marié en 1794 à Marie Thérèse Fournet, sa descendance m’est inconnue.

Marie Rose Joseph née en 1764 épousa Jean Baptiste Rulence et eut 4 enfants.

l’an 1768 le 5 de décembre les 5 heures du soir est décédé muni des sacrements de l’église Jacques Theillier veuf de marie anne de baillencourt dit courcol âgé d’environ 53 ans marié en seconde noces à marie françoise frevacque …
Frevent 5 MIR 361/2 1666-an I

signature Jacques Le Tellier 1749 AD 62

 

Le motif de sa migration est clairement militaire. A noter que l’orthographe de son nom a changé au fil du temps, Tellier, le Tellier, le Theillier, puis maintenant Lethellier ou Letellier.

 

Mes arrières grands-mères, les sœurs Salmon de Pressy.

Mes arrières grands-mères s’appelaient Elise et Marine Salmon. Je ne les ai pas connues, mais j’ai cherché à leur rendre hommage à travers les tableaux d’un « peintre de la ruralité »  Julien Dupré (1851.1910), inspiré par la campagne picarde de Saint-Quentin et Nauroy. Ils m’ont permis de mettre des images sur des mots quelques fois bien « secs » des Archives.
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Julien Dupré, la vache blanche.1890

Marie Claire, Elise et Marine étaient trois sœurs nées à Pressy (62).  Leur mère Cécile Eléonore Boyaval avait épousé à 21 ans Clément Salmon, cultivateur,  de 5 ans son aîné, précialquais de naissance, comme elle et leurs ancêtres. Elle mit au monde six enfants. Seuls trois ont atteint l’âge adulte.
L’aîné, Elie un garçon né « presque » neuf mois après son mariage,   le 12 mai 1859. Ce premier garçon ne vécut  que 7 ans.
Cinq ans après naquit Marie Claire, le 20 juin 1864.
julien dupré vaches

Julien Dupré 1851.1910 retour à la ferme.

 Puis vint Elise Stéphanie Joseph le 20.1.1868, elle vécut 4 mois.
Elise Stéphanie Josèphe,deuxième fille du même prénom est née le 9 avril 1869. Son père Clément Salmon avait alors 37 ans et était maire de Pressy.
Au recensement de 1872, Clément et Henri Salmon les deux frères se partageaient la ferme, avec  Jean Baptiste Boyaval leur beau père, 68 ans et son épouse Sophie Découfour, 67 ans.
Elie Jules Joseph arriva le 10.2.1876 et mourut en 1878 à l’âge de deux ans.
La petite dernière Marine arriva le 12 avril 1879, 10 ans après Elise.
Cécile Éléonore était ménagère.Son travail consistait bien sûr au ménage de la maison, mais dans le nord on employait aussi ce mot pour tout ce gravitait autour de la ferme.
julien dupré les oies

Julien Dupré; les oies.

Elle s’occupait des volailles, de la traite des vaches, allait au marché vendre ses œufs et le  beurre qu’elle fabriquait. Elle éduquait ses trois filles Marie Claire, Elise et Marine à devenir de bonnes « ménagères ».
julien dupré vache réfractaire

Julien Dupré, la vache réfractaire.

 Le 29 juillet 1889, Clément Salmon décède et laisse son épouse veuve à 52 ans, marie Claire  a 25 ans, Elise 20 ans, et Marine 10 ans.
 La ferme était dans la rue centrale de Pressy, la rue du Bas, à côté vivait sa sœur, Lucie Boyaval,et son beau frère Henri Salmon.
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Julien Dupré-porteuses-de-gerbes. 1880

 Le 30 avril 1892, Marie Claire épouse Omer Mellier de Pressy, qui deviendra cheminot.
Le 18 mai 1895, Elise épouse Henry Louis Joseph Lethellier. Elise décède le 24 décembre 1912, laissant trois enfants, Léa à peine 14 ans, Léo 12 ans et le petit dernier né en 1906, Gabriel 6 ans. Léa s’occupera de ses frères avec l’aide de sa tante Marine.
Le 1er juin 1903, Marine épouse Edouard François Joseph Mellier un frère cadet d’Omer de 14 ans  plus jeune. Elle aura de nombreux enfants dont une fille Juliette, son deuxième enfant née en 1907.
Gabriel Lethellier épousera Juliette Mellier, mes grands-parents maternels étaient cousins germains comme vous l’aurez compris.
Elise (1869.1912) et Marine (1879.1957) sont mes deux arrières grands-mères maternelles.
julien dupré la fenaison

Julien Dupré, la fenaison.

Une branche maternelle Pas-de-Calaisienne.

Le Pas-de-Calais et encore plus précisément un petit village  dont les habitants sont nommés les percialquois, voila mon sujet. Un petit village, où la population va de 146 âmes en 1793 à 292 en 2013, qui a pour nom Pressy -les-Pernes, arrondissement Arras.

Village de l’Artois,  il est bordé par des communes comme Sachin, Bours, Pernes, Marest, Tangry, Sains-les-Pernes. Je n’ai eu aucun mal à y retrouver mes ancêtres, environ 90% de cette branche maternelle vécu à Pressy ou dans les environs immédiats.

2006 PRESSY 01

 

D’après le dictionnaire Historique et Archéologique du Pas-de-Calais (1880), Pressy était anciennement  dans le canton de Heuchin (supprimé en 2014) maintenant Canton de Saint-Pol-sur-Ternoise  .

On  trouve dans ce canton des collines souvent couronnés de bois, des plateaux et de nombreux cours d’eau dont le plus important est la Ternoise. En général la terre y est fertile, même si on y trouvait autrefois « dans certaines communes un bief rouge ou noir difficile à labourer que le marnage et la culture ont amélioré ».
En 1810, 3,800 hectares étaient ensemencés en blé, 548 en seigle, 37 en orge, 331 en scourgeon, 68 en pamelle, 1,975 en avoine, 32 en œillettes, 95 en lin, 2 en tabac, 148 en légumes, 1,589 en prairies artificielles, et 4,594 restaient en jachères.
D’après l’auteur, ces chiffres étaient déjà bien différents en 1880.
Des fabriques de sucre à Pernes et à Anvain ont favorisé la culture de la betterave par contre les filatures de laine de lin à Bours, les métiers à faire la toile à Heuchin, les deux poteries et la tannerie de Pernes avaient déjà disparus en 1880.
Le canton autrefois traversé par des voies romaines allant d’Arras et Amiens à Thérouanne et Septemvium (carrefour de sept voies romaines) est sillonné par un important réseau routier et le chemin de fer depuis 1874.
Le village de Pressy est situé dans un petit vallon sillonné par un cours d’eau qui va rejoindre la Clarence à Pernes après un parcours de 2 km. Il comptait 13 feux et 64 personnes en 1768. Un hameau nommé « le Faux »qui faisait parti autrefois de Noyelles dépend maintenant de Pressy.
 Son origine;
En 1152, Pressy dépendait déjà de la châtellenie de Pernes.
La commune a pris le nom définitif de Pressy-les-Pernes  en 1720. Mais le dictionnaire topographique écrit par le conte de Loisne en 1907 précise qu’elle est connue depuis le XIe siècle.
Son nom viendrait de Priscius, nom d’homme
(extrait du Dictionnaire topographique du département du Pas-de-Calais, par le comte de Loisne, 1907) :
-XIe siècle : PERCETUM
-1145 : PRECI (charte de Saint-Bertin)
-XIIIe siècle : PERCHI (charte d’Artois)
-1400 : PRECHI (archives nationales)
-1429 : PRECHY
-1415 : PRECY-lez-PERNES (cartulaire des chartreuses de Gisnay)
-vers 1512 : PERSY (Tassart, pouillé)
-1542 : PRESY (épigraphie, Saint-Omer)
-1720 : PRESSY-les-PERNES
Le nom serai même connu avant l’an 696. Bérenger, l’un des assassins de deux missionnaires SS Lugle et Luglien serait de Pressy.  Selon la légende, le pays était alors couvert de bois, dépeuplé, sans communication. le brigandage y régnait alors en maître. (Mémorial Historique et Archéologique du Pas-de-Calais.)
Son église Saint Martin;
 Sur le plan religieux, Pressy était dans le doyenné d’Auchy-au-Bois, son église s’appelle Saint Martin et fut toujours « secours » (dépendante) de la paroisse de  Sachin .
Elle tient son nom de la légende du pas Saint Martin; celle ci raconte qu’ en passant trop près de l’église, le cheval de St Martin y laissa l’empreinte de son sabot sur un bloc de grès. Depuis les voyageurs fatigués, se sentent reposés en y posant le pied.
L’église primitive de 1569 était bâtie sur ½ mesure. En 1725, la toiture avait disparue sur la moitié de l’édifice et la communauté paroissiale manquait de moyens pour faire des travaux. Elle fut vendue nationalement avec son clocher, le 10 prairial an 7 à un habitant de la commune. D’après une note de M. le Chanoine Parenty, l’ancienne église de Pressy ’’ paraissait avoir eu  autrefois la forme d’une croix, dont les bras auraient été démolis car on voyait encore les arcades ogivales’’
2006 PRESSY église

Eglise St Martin de Pressy, photo 2006.

Elle fut rebâtie en 1863 dans un style ogivale très simple ( en pierres et en briques pour le chœur ).
Aux dernières nouvelles, Pressy rejoindra en 2017 la communauté de commune les Vertes collines du Saint Polois (la voix du Nord).
Le registre catholique remonte à décembre 1723 et faire ma généalogie revient quasiment à faire un relevé de la commune depuis la famille Boutilliez et le décès de Simon à Pressy, en 1727,  ancêtre commun aux familles Mellier et Lethellier.
Sources;
Mémorial Historique et Archéologique du Pas-de-Calais.
extrait du Dictionnaire topographique du département du Pas-de-Calais, par le comte de Loisne, 1907

Se remotiver……

Passer trois mois sur une branche de ma généalogie a été très confortable comme un vêtement douillet que l’on enfile tous les matins. Mais, (il y a un « mais »), quand on décide de passer à autre chose, même si le sujet est tout trouvé, le démarrage est difficile. Il faut recommencer, vérifier, chercher de nouvelles idées, consulter d’autres Archives, lire des publications, ou encore changer de région…

J’en étais à ce stade quand j’ai cherché comment me remotiver et ne pas reculer devant l’obstacle, un peu perdue devant l’ampleur de la tâche. Ma solution n’a pas la prétention d’être LA solution, mais celle-ci était  évidente pour moi. Les semaines ou les mois à venir seront consacrés à ma généalogie du coté maternel et donc à l’ascendance LETHELLIER et MELLIER du Pas-de-Calais.

paul Klee, l'harmonie de la flore nordique(1927)

Paul Klee, l’harmonie de la flore nordique(1927)

Pratiquement, je suis depuis le début et toujours Hérédis (2015),  je commence alors par éditer l’ascendance d’un ancêtre maternel. Dans « choisir un arbre », ascendance, puis arbre mono-page, j’ai une préférence pour le modèle Arysis, 5 générations. Ensuite, armée de stylos fluorescents,  je passe en vert les mariages enregistrés et en rouge les recherches à faire ainsi que les modifications d’affichage des villages, bref les anomalies. Ce qui donne un document bigarré mais parlant. Beaucoup de rouge veut dire beaucoup de recherches, ce qui est le cas au delà de la génération 8. C’est l’occasion de vérifier les sources, les incohérences. En général ce document suffit à me motiver pour aller consulter les Archives en l’occurrence celles du Pas-de-Calais.

lethellier arbre ascendance

Lethellier arbre ascendance Hérédis.

Et si cela ne fonctionne pas? J’ai un joker. Je recherche les dictionnaires historiques et archéologiques de la région du Pas-de-Calais, ou les inventaires, ou encore un livre. Pour cette branche, ce sera « Les paysans français d’Ancien Régime » Emmanuel Le Roy Ladurie.

Ma curiosité n’est toujours pas piquée?……….. j’abandonne, je repasserai plus tard.

 

Rosa Thellier, et ses 9 enfants à Pressy (62).

Rosa Thellier est mon AA Grand-mère du côté maternel. La famille de Rosa Thellier, Sosa 25 du côté Lethellier, vécut à Pressy dans le Pas-de-Calais arrondissement Saint Pol, canton Heuchin, son père y était né, et son grand-père y vécu après son mariage à partir de 1805 .

pressy carte

Carte de Cassini, Pressy. Géoportail

Rosa est la fille aînée de François Thellier et d’ Apolline Réant. Elle naquit à Pernes, la commune voisine, le 3 août 1841, et passa son enfance à Pressy, avec son frère Joseph et sa sœur Odile.

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