100ème article du blog de Nelly.

En commençant ce blog, je plongeais dans l’inconnu. Aujourd’hui, je n’ai aucun regret. C’est une belle aventure que je conseille à tous, même si cela ne se fait pas tout seul. Le 100 ème article est une belle occasion de faire le point et de se dire et maintenant?

Alors avant tout;

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Merci  au web,sans qui mon arbre généalogique n’aurait jamais existé et aux sites généalogiques (je n’en citerai que quelques uns); les Archives Départementales en particulier 79, 47, 24, 62, Hérédis, Geneanet et Gallica pour les principaux.

MERCI à mes lecteurs de m’avoir lue, suivie dans mes balades, d’avoir partagé des idées et alimenté mes réflexions.

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Il y a des articles « plus vus » que d’autres.

« Se remotiver ».

Retrouver un français émigré aux Etats Unis.

« Mais tu es remontée jusqu’où. »

Guillaume Briet « trouvé » grâce à la bibliothèque Geneanet.

Il y a aussi mes « chouchous ».

Mes arrières grands-mères les sœurs Salmon de Pressy.

Abjurations à Vouillé (79) en 1681.

être bourgeois à Bordeaux au 17ème siècle.

Et maintenant? la flamme est encore là.

Je continue l’aventure.

Un curé en colère à Clairac (47) en 1748.

La colère est détectée plus  facilement dans un acte paroissial. Ainsi le 16 janvier 1748,  après que Jean AURADOU de Monbarbat eut fait sa profession de foi, qui ressemble à une abjuration de la RPR, (Religion Prétendument Réformée) voici ce qu’écrit le curé sur le registre de Clairac, en lieu et place de la bénédiction nuptiale de Jean AURADOU et Marthe REAU,

Le seizième du mois de janvier 1748 en présence des témoins soussignés après la publication des bans sans connaissance de ….

Et puis rien, sinon cet « acte » écrit en plus gros et en plus gras.

cette place devrait être remplie par les témoignages de bénédiction nuptiale impartie à quelques autres, mais leur indigne conduite après ce bienfait m’a porté à ne vouloir le faire, qu’ils cherchent s’ils en ont besoin.

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Eugène Delacroix, la lutte de Jacob avec l’ange.

Les futurs mariés ont du se faire pardonner, puisque le 5 février 1748 sur le registre de Castelmoron-sur-Lot, ont peut lire;

Après avoir fiancés dans l’église, Jean Auradou de la paroisse de Marsac habitant et Marthe Réau de la paroisse de Castelmoron et publié leurs trois bans de mariage sans opposition, je Antoine Negre, après avoir reçu d’eux leurs consentements mutuels les ai solennellement conjoints en mariage en présence d’Antoine et Hugues Biscarron, brassier, d’Anselme Demarrault maître d’école, pris pour témoins et ensuite ai célébré la sainte messe pendant laquelle je leur ai donné la bénédiction nuptiale selon les formes ordonnées par l’église en foi de quoi j’ai signé….

Il avait raison il fallait  chercher. Le curé a brouillé les pistes, mais Jean AURADOU était protestant et n’a surement pas suivi son engagement vis a vis de l’église, d’assister à la messe ….. d’où la colère du curé!

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Courbet, un enterrement à Ornans 1849.1850

Le huit septembre 1748, huit mois après, c’est un autre curé, Caillava, qui procédera à l’enterrement de Jean AURADOU, forgeron dans le cimetière de Clairac, il avait 30 ans. Son fils unique Etienne naîtra le vingt cinq décembre 1748; trois mois et demi après son décès,baptisé le 26 et sera tenu sur les fronts baptismaux par Etienne. …

Marthe REAUD , sa veuve,décède le 2 novembre 1787 et sera inhumé en terres profanes de nuit sans attroupement conformément à l’instruction du roi et enterrée dans les tombes de son jardin faute de place dans le cimetière après une déclaration au juge de Clairac.

Protestants jusqu’au bout.

Etienne AURADOU est mon SOSA 142, il sera charpentier.

Filiation:

9. Jean AURADOU

8. Etienne AURADOU

7. Anne AURADOU

6. Suzanne BACOND

5. Anne Iréna COURTINES

4. Numa DESAGE

3. Pierre Henri DESAGE

Sources;

Clairac BMS 1741-1749

 

L’émotion du curé Auboys, 1663, Bourdeilles (24).

Nous avons peu de moyens de connaître la vie de nos ancêtres et encore moins leurs émotions. Alors quand un acte sort du cadre, je m’interroge; que lui arrive t-il?

En règle générale, les actes de décès sont les plus courts et les plus concis des registres paroissiaux, et en Dordogne encore plus courts et concis, si c’est possible. Nous y trouvons la date du jour, le nom du défunt et l’inhumation.

 

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Eglise Saint Pierre de Bourdeilles (24)

Par exemple, nous croisons souvent un acte de décès qui ressemble à;

le 26 février 1665, Hélie Magnian surnommé Lacroix est mort en la communion de l’église le corps duquel a été enterré le lendemain après avoir reçu les cérémonies ordinaires de l’église pendant sa maladie. Il a reçu les sacrements de pénitence d’eucharistie et d’extrême onction.
AD 24 Bourdeilles;
 Alors quand le curé Auboys prend une page entière du registre paroissial pour rédiger un acte de décès, la question fuse, que se passe-t-il?
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Isaac bénissant Jacob-Govert-Flinck-1639

Par ce jour de janvier 1663, le curé Auboys enterre son père, Arnaud AUBOYS.

Le dernier de janvier 1663 Arnaud Auboysmon père, maître chirurgien âgé de 76 ans est mort en la communion de l’église à quatre heures du matin après avoir reçu tous les sacrements de l’église et a été enterré le lendemain après qu’on a eu chanté l’office des morts et célébré solennellement le sacrifice de la messe pour le salut de son âme au tombeau deuxième qui est tout devant l’arche du prédicateur, où il a fondé vingt sols  de rentes à perpétuité.
Auboys curé de Bourdeilles.
AD 24 Bourdeilles
Y assistent une dizaine de prêtres, curés et archiprêtres.

Le curé est habituellement moins bavard. Mais comme il l’écrit, il s’agit de son père.

Le curé Sicaire Auboys est le  troisième fils d’Arnaud et le quatrième de ses enfants. Avant lui sont nés Jacques, Jean mon aïeul, Anne, et vient ensuite Catherine et Catherine.

Ainsi quand mon aïeul Jean AUBOYS décède le 14 septembre 1700, le curé Auboys écrit:

Le quatorze de septembre 1700 Jean Auboys sieur des genest maître chirurgien mon frère est mort âgé de 76 ans et enterré au cimetière dans le tombeau de ses pères avec les sacrements ordonnés.

 Auboys curé de Bourdeilles.

C’est dans la différence entre ces actes que je veux percevoir une émotion et un respect même si aucun sentiment n’est nommé.

A Bourdeilles (24) j’ai trouvé une trace de Sicaire AUBOYS, non pas dans le cimetière, disparu depuis longtemps, mais dans l’église Saint Pierre, son église, où il exerçât de 1663 à 1714.

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Eglise Saint Pierre de Bourdeilles (24)

Les actes du curé Auboys s’espacent jusqu’à son décès le 27 mars 1714.

Le vingthuième de  mars 1714, messire Sicaire AUBOYS prêtre et vicaire perpétuel de l’église de Saint Pierre de Bourdeilles a été enterré dans la dite église dans le tombeau qu’il avait fait pratiquer luy même après avoir reçu les derniers sacrements étant mort le jour de devant à onze heures du soir fait en présence de soussigné Lapier prêtre et vicaire

fr Simon Arbonneau recolé comme aïant été présent à l’heure de la mort du dit messire Auboys arrivé à onze du soir du 27 mars 1714 et lui aïant administré tous les sacrements.

 AD 24 Bourdeilles

 

Filiation et générations;

12. Arnaud AUBOYS

11. Jean AUBOYS mon aïeul né vers 1624, frère du curé. Jean fut maître chirurgien comme son père, il épousa le 18 juillet 1650 à Bourdeilles Peronne Cartaud avec qui il eut au moins onze enfants, dont;

10. Marguerite AUBOYS

9. Marie BOUTHIER

8. Suzanne Roy

7. Jean François DESAGES

6. Bertrand Henri DESAGES

5. Hector DESAGES

4. Numa DESAGE

3. Pierre Henri DESAGE

Sources;

AD 24 Bourdeilles

Les tombes disparaissent; La Roche Chalais.

Sans les fréquenter assidûment, je n’hésite pas à visiter un cimetière, surtout quand il s’agit de mes ancêtres. C’est ainsi qu’en passant par la Roche Chalais (24),  je demandais un arrêt au cimetière municipal devant lequel nous passions. Eh oui, ce n’était pas préparé.

Nous avons donc arpenté les allées à la recherche de tombes portant les noms de Patureau Laborie, Marin. Il nous fallut peu de temps pour comprendre que nous ne trouverions rien.

roche chalais cimetiere

Dans l’allée principale quelques pierres sans aucune plaque, au milieu de celles plus récentes en granit et sur toutes les pierres tombales anciennes figurait la mention;

« En cours de renouvellement, veuillez vous adresser à la mairie » .

L’allée principale n’a plus rien à voir avec cette carte. Le monument au premier plan à gauche existe encore, mais a perdu toutes ses plaques, et les compartiments sont ouverts et vides. Ceux aux deuxième et troisième plans à droite n’existent plus. Quelle déception!

Seule, sur le côté droit, sous un magnolia, une tombe au sol, gravée dans la pierre, plus exactement trois sépultures.

roche chalais tombe mathieu barraud 1818

Ici REPOSE BARRAUD Mathieu Polidor

décédé le 10 décembre 1878

Tu fus sauvé par la grâce et la foi, c’est un don qui ne vient pas de nous mais de DIEU.

 

Ici REPOSE SUZANNE ZELINA BARRAUD épouse DUCROS

née au FIEU le 18 juin 1817,décédée au Fieu le 13 juillet 1892

à l’âge de 75 ans.

La troisième plaque concerne les famille Ardouin, et Barraud Trigant Geneste.

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Le projet  de Geneanet prend alors toute sa signification, et quand ils écrivent que « Les tombes finissent toutes par disparaître un jour, ainsi que les noms, dates et autres informations qui y figurent. »  Je viens de le constater.

Pour préserver ce patrimoine, Geneanet a créé « Sauvons nos tombes ». La prise de photos de tombes anciennes puis le relevé des noms et la mise en ligne permettent d’en garder une trace mais permet aussi de mettre les informations  à disposition de tous. Le succès de l’opération montre bien que les généalogistes sont conscients de ces faits.

 

 

 

 

En passant par Verteillac, Dordogne; les Dézages.

Une partie de mes ancêtres du coté paternel vient de Dordogne. Ils s’appelaient Desage, Patureau, Marin, Roy. C’est à eux que je pense à chaque fois que je vais la-bas, c’est devenu une déformation généalogique.

carte verteillac

géoportail.

Aller en Dordogne nous fait passer par Verteillac, située entre Poitiers et Ribérac sur la N 10. C’est la première étape et le premier lieu connu des Desage ou Dézages.

Verteillac (24). 

Commune de 644 habitants (2013), Verteillac, situé à 11 km de Ribérac est à peu près à égale distance de Périgueux (33 km), Angoulême (37 km), et Nontron (31km).

L’enquête de Cyprien BRARD, 1835 .( FRAD024_6M542_131) à laquelle répond « Mr le maire de Verteillac, Mr De Milhacgrandchamp, conformément à la circulaire de Mr le préfet en date du 10 février 1835, nous raconte les temps anciens.

La commune de Verteillac est située sur la route d’Angoulême à Bordeaux, en « partie en plaine, l’autre coupée de coteaux ».

On y cultive surtout le froment et la maïs, ainsi que la vigne pour faire du vin rouge ou blanc. On y élève des cochons, des génisses et des bœufs du limousin, vendus sur les foires et ensuite dirigés sur Bordeaux ou Paris.

Aucune fabrique ou manufacture n’est recensée dans la commune. On y fait des sabots en « bon noyer », on y trouve des truffes noire uniquement celles de chêne.

Des moulins à eaux et à huile ponctuent le ruisseau de Sauvanie (affluent de la Lizonne).

Les habitants y sont de bonne constitution, se nourrissent de pain de froment ou maïs, de pommes, de légumes pour les moins riches, de viandes de boucherie et de volailles pour les plus aisés, boivent de la « piquette« , font « chabrole » ( mêlant du vin à la soupe),  et ne boivent pas de café à l’eau.

Aucune antiquité ou curiosité n’est à signaler.

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carte de Cassini

Mais c’est avant 2013, avant 1835 et même encore un siècle plus tôt, que mes ancêtres ont habité Verteillac.

Jean Desages était maître chapelier et marchand, négociant à Verteillac. Il épousa avant 1736 Marguerite Duranthon et eut 8 enfants entre 1737 et 1760. Je n’en ai suivi que deux sur les huit.

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AD 24 Verteillac 1738.

Son fils Jean Desages, deuxième enfant et fils aîné, naquit à Verteillac le 5 novembre 1739. Il fut comme son père, négociant, vécut une dizaine d’année au château de Lanmary à Antonne, où mourut son père ( septembre 1787), mais revint à Verteillac vers 1798. Il avait épousé à Bourdeilles (24), le 20 août 1764, Suzanne Roy, fille de François Roy, notaire à Bourdeilles et eut 11 enfants tous nés à Verteillac.

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AD Dordogne Verteillac 1764.

  1. Desages François 1765.1772

2. Desages Suzanne 1766.1848, épouse Louis Desmons Dubois en 1786 à Antonne (24)

3. Desages Marguerite 1768.1844 épouse Jean Marthurin Duvergt à Celles (24) en 1798

4. Desages Marie 1769

5. Desages Jean François (1772. après 1840) épouse Anne Maurance en 1792 à Antonne (24) et ses cinq enfants naîtront à Sorges (24).

desages jean françois signe 1800

AD Dordogne Sorges 1800.

6. Desages Pierre 1773

7. Desages Thérèse 1774.1782

8. Desages Pierre 1775

9. Desages Léonard 1776

10. Desages Cécile 1778.1778

11. Desages Pierre 1780.1825,  instituteur à Celles.

Il reste encore beaucoup à rechercher sur cette famille…. Les archives départementales de  Verteillac, Dordogne sont muettes entre  1687  et 1736,  le nom Desages n’y apparaît pas avant 1687 mais dès les premières pages en 1736.

Jean Desages mourut à Verteillac le 11 novembre 1816 à 76 ans et sa femme Suzanne Roy, mourut 6 mois après dans sa maison.

Deux générations à Verteillac et puis s’en vont.

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Verteillac 2014, collection personnelle.

Sources;

Wikipédia, AD 24 Verteillac, Celles, Antonne.

Louis Thellier, meurtrier par amour?….Le drame de Saint Branchs.

C’est par la gazette des tribunaux du 12.12.1872, que j’apprends la triste histoire de Louis Thellier.

Le 19 juillet 1872, louis Thellier, 25 ans fils d’un agriculteur de Pressy, né le 1er novembre 1848, jeune homme blond aux légères moustaches,  fut retrouvé quasiment mourant sur le pont du Cher près de Tours. Hébergé par une brave femme, sa santé s’améliora rapidement mais délire ou confession, sa logeuse rapporta de terribles propos à la justice.

Louis avait empoisonné M. Gilham, officier de santé, avec de la strychnine, de concert avec l’épouse de ce dernier, qui lui avait fait la promesse formelle de l’épouser.

Louis venait d’apprendre que celle-ci était courtisée et demandée en mariage par un voyageur de commerce. Il était donc parti  à la recherche de Mme Ghilham à Ligueuil, Ste Maure, St Branchs sans la trouver (elle était au couvent de la Pommeraie, près de Chollet) et échoua sur le pont du Cher fou de douleur, exténué de fatigue, dans un état pitoyable.

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Daumie,r les avocats à la cour d’assises.

L’histoire du drame de Saint Branchs.

Louis avait rencontré Mr Gilham à l’occasion de la guerre de 1870. Échappé de Sedan, malade, il fut conduit à l’ambulance du Grand Séminaire, où il rencontra Mr Gilham, officier de santé depuis 1868.  Guéri grâce aux soins de ce Gilham, Thellier obtint un congés de réforme et resta dans la maison du médecin qui l’admettait à sa table.

Mais Mr Gilham était alcoolique, battait sa femme qui rêvait de « s’en débarrasser. »

A partir de mai 1871, la femme Gilham remettait pour cela à Thellier de la strychnine qu’il versait dans le café du sieur Gilham. « séduit par la promesse formelle de mariage que lui faisait la femme Gilham », sa maitresse. Thellier avoue qu’il a plusieurs fois de la même manière administré de la strychnine au sieur Gilham suivant les indications de Mme Gilham. La dernière dose de poison lui a été versée à son déjeuner du 18 juillet 1871, le jour même de sa mort. »

Thellier resta quelques temps chez la veuve, et partagea sa chambre comme le confirment des témoins. Mais elle refusait de tenir sa promesse de l’épouser, Thellier menaça alors de la dénoncer, ce qu’il fit. La police n’accorda aucune importance à la dénonciation….

Désespéré d’être éconduit, exténué de fatigue, bourrelé de remords d’avoir donné la mort à son bienfaiteur, c’est ainsi qu’il fut ramassé un an après sur le pont, le 19 juillet 1872.

Le procès décembre 1872.

Mme Gilham mise en état d’arrestation opposa de formels démentis. « son mari n’est mort que des suites de son intempérance, il était atteint d’un delirium tremens, et si Thellier a commis ce crime c’est à son insu et sans sa participation. La conduite de Thellier ne peut s’expliquer que par la jalousie qu’il a conçue et le dépit qu’il a éprouvé de ne pouvoir l’épouser. Les faits démontrent qu’ils étaient bien amants, que la femme Gilham avait le poison à sa disposition. L’exhumation du cadavre a permis de prouver que le sieur Gilham a bien ingéré de la strychnine.

« Si l’accusation portée par Thellier contre la femme Gilham est dictée non par les remords d’un crime lâche et odieux, mais par un vif sentiment de jalousie ou de haine, par un désir de vengeance, cette accusation n’en est pas moins l’expression de la vérité, et c’est en vain que la femme Gilham cherche à contester des faits dont elle ne saurait détruire l’éclatante certitude, en conséquence, etc…. »

Le système de défense de la veuve a bien marché, puis qu’après de longs et minutieux débats le jury n’a pas jugé le crime suffisamment démontré et a rendu un verdict négatif sur toutes les questions.

En conséquence la veuve Gilham et Louis Thellier ont été remis en liberté. Louis Thellier a été déclaré innocent malgré lui.

La gazette des tribunaux

Le Rappel

Voila la triste histoire de Louis Thellier, né à Pressy. Si il n’existe pas de Louis né le 1er novembre 1848 à Pressy, il y a un François Louis Joseph Thellier né à Pressy le 1er novembre 1847, dernier fils de Louis Thellier et d’Apolline Réant. Il serait alors le petit frère de Rosa Thellier, aïeule dont j’ai déjà parlé.

Lecture, « il faut laisser les cactus dans le placard », Françoise Kerymer.

Une fois n’est pas coutume ou peut être stimulée  par le challenge de Raymond et Sylvie, je viens vous parler d’une lecture d’été;

« Il faut laisser les cactus dans le placard » Françoise Kerymer, édition JC Lattes.

Résumé

Marie, l’aînée, s’abrite dans son bonheur quotidien entre son mari pianiste, sa librairie ancienne à Paris, et ses deux filles. Cérébrale, sérieuse et responsable, elle tente de maintenir l’équilibre familial, au prix de sacrifices personnels qu’elle ne mesure pas elle-même. 
La cadette, Anne, vit en plein vent, « dans les grandes largeurs » et pourtant modestement, au pied de son phare, dans la magnifique petite bourgade bretonne de Port Manech. Sculpteur qui n’a pas la chance d’être reconnue – mais est-ce vraiment important pour elle ? – elle dévore la vie, les hommes, et s’obstine à attendre un horizon qui réalise entièrement ses désirs. 
La benjamine, Lise, la plus solitaire, la plus fragile aussi, cherche désespérément une rampe à laquelle s’accrocher pour sortir de sa mélancolie et croire encore aux promesses de la vie. 
Toutes les trois s’étaient éloignées de leur père, homme taciturne et froid. Sa mort les force à se pencher malgré elles sur leur héritage familial, à comprendre cet homme silencieux, ses choix, son histoire. Elles doivent alors repenser leur vie, leur relation, libres enfin de choisir et d’être ce qu’elles veulent vraiment. 

De Paris aux côtes bretonnes et méditerranéennes, une saga familiale vive aux multiples rebondissements.

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La lecture commence par la mort du père, 93 ans, homme solitaire, taciturne, indifférent à ses trois filles Marie, libraire,Anne artiste sculptrice et Lise. Elles se sont éloignées de lui. Mais quand chez le notaire se présente un quatrième héritier dont aucune ne soupçonnait l’existence, elles vont devoir malgré tout repenser leur relation et envisager cet homme sombre et violent comme un inconnu. Elles vont devoir revoir le passé de ce père, de ce qu’il a vécu, de ses ancêtres, pour pouvoir aller de l’avant. « Laisser les cactus dans le placard »,c’est ne pas sortir les affaires de familles au grand jour, enlever les épines du cactus une à une, pour que rien n’explose, de la psychologie et de la généalogie…..

Un livre attachant.