Louis Thellier, meurtrier par amour?….Le drame de Saint Branchs.

C’est par la gazette des tribunaux du 12.12.1872, que j’apprends la triste histoire de Louis Thellier.

Le 19 juillet 1872, louis Thellier, 25 ans fils d’un agriculteur de Pressy, né le 1er novembre 1848, jeune homme blond aux légères moustaches,  fut retrouvé quasiment mourant sur le pont du Cher près de Tours. Hébergé par une brave femme, sa santé s’améliora rapidement mais délire ou confession, sa logeuse rapporta de terribles propos à la justice.

Louis avait empoisonné M. Gilham, officier de santé, avec de la strychnine, de concert avec l’épouse de ce dernier, qui lui avait fait la promesse formelle de l’épouser.

Louis venait d’apprendre que celle-ci était courtisée et demandée en mariage par un voyageur de commerce. Il était donc parti  à la recherche de Mme Ghilham à Ligueuil, Ste Maure, St Branchs sans la trouver (elle était au couvent de la Pommeraie, près de Chollet) et échoua sur le pont du Cher fou de douleur, exténué de fatigue, dans un état pitoyable.

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Daumie,r les avocats à la cour d’assises.

L’histoire du drame de Saint Branchs.

Louis avait rencontré Mr Gilham à l’occasion de la guerre de 1870. Échappé de Sedan, malade, il fut conduit à l’ambulance du Grand Séminaire, où il rencontra Mr Gilham, officier de santé depuis 1868.  Guéri grâce aux soins de ce Gilham, Thellier obtint un congés de réforme et resta dans la maison du médecin qui l’admettait à sa table.

Mais Mr Gilham était alcoolique, battait sa femme qui rêvait de « s’en débarrasser. »

A partir de mai 1871, la femme Gilham remettait pour cela à Thellier de la strychnine qu’il versait dans le café du sieur Gilham. « séduit par la promesse formelle de mariage que lui faisait la femme Gilham », sa maitresse. Thellier avoue qu’il a plusieurs fois de la même manière administré de la strychnine au sieur Gilham suivant les indications de Mme Gilham. La dernière dose de poison lui a été versée à son déjeuner du 18 juillet 1871, le jour même de sa mort. »

Thellier resta quelques temps chez la veuve, et partagea sa chambre comme le confirment des témoins. Mais elle refusait de tenir sa promesse de l’épouser, Thellier menaça alors de la dénoncer, ce qu’il fit. La police n’accorda aucune importance à la dénonciation….

Désespéré d’être éconduit, exténué de fatigue, bourrelé de remords d’avoir donné la mort à son bienfaiteur, c’est ainsi qu’il fut ramassé un an après sur le pont, le 19 juillet 1872.

Le procès décembre 1872.

Mme Gilham mise en état d’arrestation opposa de formels démentis. « son mari n’est mort que des suites de son intempérance, il était atteint d’un delirium tremens, et si Thellier a commis ce crime c’est à son insu et sans sa participation. La conduite de Thellier ne peut s’expliquer que par la jalousie qu’il a conçue et le dépit qu’il a éprouvé de ne pouvoir l’épouser. Les faits démontrent qu’ils étaient bien amants, que la femme Gilham avait le poison à sa disposition. L’exhumation du cadavre a permis de prouver que le sieur Gilham a bien ingéré de la strychnine.

« Si l’accusation portée par Thellier contre la femme Gilham est dictée non par les remords d’un crime lâche et odieux, mais par un vif sentiment de jalousie ou de haine, par un désir de vengeance, cette accusation n’en est pas moins l’expression de la vérité, et c’est en vain que la femme Gilham cherche à contester des faits dont elle ne saurait détruire l’éclatante certitude, en conséquence, etc…. »

Le système de défense de la veuve a bien marché, puis qu’après de longs et minutieux débats le jury n’a pas jugé le crime suffisamment démontré et a rendu un verdict négatif sur toutes les questions.

En conséquence la veuve Gilham et Louis Thellier ont été remis en liberté. Louis Thellier a été déclaré innocent malgré lui.

La gazette des tribunaux

Le Rappel

Voila la triste histoire de Louis Thellier, né à Pressy. Si il n’existe pas de Louis né le 1er novembre 1848 à Pressy, il y a un François Louis Joseph Thellier né à Pressy le 1er novembre 1847, dernier fils de Louis Thellier et d’Apolline Réant. Il serait alors le petit frère de Rosa Thellier, aïeule dont j’ai déjà parlé.

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Brasserie-malterie Salmon Frères.

Mes recherches sur les familles SALMON dans la bibliothèque Généanet m’ont entraînée dans l’histoire brassicole. Les soeurs Salmon de Pressy étaient cultivatrices, mais à Pernes, donc tout près, vivaient les frères Salmon, brasseurs. Intriguée j’ai cherché s’il existait un lien de parenté…cousins?

Petit résumé de l’histoire de la bière;

Si les terres du Nord n’étaient pas propices à la culture des vignes, le blé l’orge et le houblon nécessaires à la fabrication de la bière y poussaient bien et les eaux souterraines étaient abondantes. Il fut même un temps où la bière était une affaire de femmes. Ce sont elles qui fabriquaient le pain, cuisinaient les céréales et dans le même espace fabriquaient la bière dans les mêmes fours que le pain avant de la garder et de la laisser mûrir en cave.

Dans des civilisations encore plus anciennes, la bière ou pain liquide était même un symbole de fertilité et de fécondité. Elle était alors une boisson nourrissante très peu alcoolisée que l’on pouvait aromatiser et même conseiller aux nourrices. Les femmes ont continuer de brasser dans le milieu domestique, mais le brassage s’est organisé en corporations et est devenu un métier d’hommes.

La révolution industrielle a entraîné celle de la bière.  Refroidisseur, de moût, identification des levures, invention de la machine à vapeur, pasteurisation, machine frigorifique….ont permis d’obtenir une bière propre, limpide, de qualité reproductible et transportable grâce aux chemins de fer. Les brasseurs se sont alors regroupés et industrialisés après la fin de la seconde guerre mondiale On est passé  de 4000 brasseries fin du 19e à une quarantaine en 1970. Celle des frères Salmon n’a pas échappé à la règle.

La brasserie des frères Salmon aurait été fondée en 1848 (source orale) et située rue des Cours à Pernes. Elle a fonctionné jusqu’en 1960 (source Mérimée) puis a été convertie en dépôt de boissons. La brasserie est maintenant détruite sauf la malterie convertie elle en logements collectifs.

salmon biere pernes

En 1927 l’usine produisait du malt et 10 000 hectolitres de bière en fermentation haute conditionnée en bouteilles.

En 1940, l’usine employait 12 personnes et possédait 60 cafés dans les environs.

En 1946, l’usine produisait 15 000 hectolitres de bière, et produisait une limonade « la pernette ».

 

Mais qui étaient les frères Salmon?

Une recherche dans les Archives du Pas-de-Calais, (eh oui, on revient toujours aux fondamentaux) me fait découvrir  au moins trois familles Salmon à Pernes; une lignée de menuisier, une lignée de maréchal-ferrant, et une de brasseur. Pour rester dans mon sujet, j’ai suivi la lignée des brasseurs.

Salmon Auguste François Joseph env 1745-1813, maître brasseur à Pernes.

Salmon Casimir Albert Joseph, 1782-1858, brasseur et maire de Pernes.

Salmon Auguste Casimir, 1816-1848, brasseur.

Salmon Auguste Casimir, 1844 et Salmon Casimir Alphonse 1848-1864

Salmon Alfred Clément Jules 1876-1936.

Les éléments trouvés ne doivent pas être complets. Si l’usine a été fondée en 1848, il n’y  a que l’aïeul Casimir Albert Joseph. Mais quand celui-ci meurt en 1858, son fils Auguste Casimir est décédé il y a 10 ans et ses petits-fils ont 10 et 14 ans….Et après?

Ce qui est incontestable c’est qu’ils sont brasseurs de père en fils à Pernes (62).

Une personnalité connue? 

Alfred Clément Jules SALMON.

salmon albert

Alfred Salmon, source Gallica

Né le 20 mai 1876 à Pernes, il fut agriculteur, brasseur et maire de Pernes. Marié à Paris le 19 décembre 1935 avec Joséphine Éléonore Jeanne Laurent, il mourut le 8 août 1936.

Des ancêtres communs?

Salmon Jean Louis 1734-1814 ménager à Marest
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Salmon Charles Louis 1764-1838 cultivateur à Marest (62)
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Salmon Jean-Baptiste Stanislas Joseph 1800-1852
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Salmon Clément Auguste Joseph 1831-1889
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Salmon Elise 1869-1912 et Salmon Marine 1879-1957
 
Salmon Auguste François Joseph env 1745-1813, maître brasseur à Pernes.
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Salmon Casimir Albert Joseph, 1782-1858, brasseur et maire de Pernes.
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Salmon Auguste Casimir, 1816-1848, brasseur.
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Salmon Auguste Casimir, 1844 et Salmon Casimir Alphonse 1848-1864
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Salmon Alfred Clément Jules 1876-1936.
 Je n’ai pas trouvé d’ancêtre commun entre les sœurs Salmon (ici) et leur contemporain Alfred Salmon, même en remontant jusqu’ à la révolution, mais ils habitaient tout près les uns des autres et se connaissaient surement mais n’étaient pas cousins.

Sources;

base mérimée

Le Figaro madame

wikipedia

 

 

 

 

 

 

 

 

Henri Salmon, mort pour la France en 1918.

La France comme l’Allemagne a perdu beaucoup de ses « enfants » pendant cette terrible guerre de tranchées. Certains, très jeunes,  partirent avant d’être mariés, d’avoir des enfants et donc de faire parti d’une généalogie. C’est le cas d’Henri SALMON, né le 17 avril 1896 à Pressy.

Il est le fils d’Elie Philémon Salmon né en 1857 et de Louise Pique, le neuvième de leurs douze enfants, avec son jumeau Léandre. Comme son père avant la guerre, il exerçait la profession de houilleur dans la compagnie des mines de la Clarence. Fils d’Elie, Il était le petit fils de Lucie BOYAVAL, sœur de mon aïeule Cécile et Henry Salmon, frère de mon aïeul Clément.

Henry Salmon était un garçon au visage rond, aux yeux gris et aux cheveux châtains. Il mesurait 1,64 m.  Né en 1896, il fut incorporé le 8 avril 1915 et nommé clairon le 20 mai 1916 dans le 9ème bataillon des chasseurs à pied.

Le 9e bataillon s’est illustré pendant cette guerre;
1914, l’offensive de la Belgique, la bataille de la Marne, l’Argonne
1915, la Champagne, la Woëvre, les Hauts de Meuse, les Eparges, la Champagne (septembre)
1916, le bois des Chevaliers, la bataille de Verdun, le bois des Loges, la bataille de la Somme.
1917, la bataille de l’Aisne, le secteur de Cormiey, le secteur de la cote 304, devant saint Mihiel, le secteur d’Avocourt.
1918, le secteur d’Avocourt, le secteur de Louvemont, la bataille de l’Aisne, la bataille de la Marne et l’offensive victorieuse de la Marne à la  Vesle, le secteur de Mesnil les Hurlus, la bataille de Champagne, le secteur de Luneville.
vallotton paysage de ruines et feux

vallotton paysage de ruines et feux

Les derniers jours d’Henri Salmon dans le 9e bataillon.

Au 15 juillet 1918, le bataillon fut déplacé à Margny, puis Le Breuil endroit menacé par les Allemands qui voulaient franchir la Marne.

Le 18 juillet, une nouvelle retentissante était confirmée; l’armée française passait à l’offensive.

Combats de Evry et Courthiezy.

« Le 20 juillet à 6 heures, après un bombardement court et violent, nos éléments se portaient à l’attaque, suivis de tout le bataillon. On franchissait des fossés, on escaladait des hauteurs, on entrait dans les bois: plus d’ennemis. des cadavres d’Allemands, des mitrailleuses, des fusils abandonnés attestaient seulement que l’ennemi venait de quitter la position. »

Combat de la forêt de Ris.

Le mouvement en avant se poursuit. Le 25 juillet, le bataillon lançait ses éléments avancés , atteignait son premier objectif à 11 h, l’Herolle.

Le 26 juillet, le bataillon poursuit son objectif, la lisière nord de la forêt de Ris.

Le 27 juillet il était à la hauteur de Champvoisy.

Combat du Bois Meunière.

Le 29 juillet, les éléments d’attaque du bataillon sont fauchés par les mitrailleuses allemandes invisibles, éparses dans un bois touffu.

Le 30 juillet l’attaque est reprise par toute la division. Une demi-compagnie du bataillon parvenait « au prix d’un courage et d’une habileté manœuvrière digne d’éloges », à prendre pied à la lisière sud du bois Meunière. Elle s’emparait d’une mitrailleuse et de ses servants. A 11 heures contre-attaque mais le demi-compagnie du 9e maintient sa position.

Le 31 juillet, le bataillon poursuit sa marche et atteignait la route de Goussancourt-Coulonges.

Le 1er août le bataillon livrait à plusieurs reprises de violents combats.

C’est là que pour Henry Salmon, les mitrailleuses se sont tues, emporté vraisemblablement par les bombardements d’ obus toxiques et explosifs, fauché par la mort à 22 ans, trois mois avant l’armistice.

Vallotton_Verdun

Valloton Félix, Verdun.

Henry Salmon fait parti des onze hommes inscrits sur le monument aux morts de Pressy, inauguré en 1920, avec pour épitaphe;

Aux enfants de Pressy
morts pour la patrie 1914-1918.

Et ses frères, me direz vous. Il en avait sept avec son jumeau Léandre. Jean Baptiste, marié en 1908,  Luc, Marcel, Rémy, Clément , Aristide, Henry et Léandre. Ils étaient houilleurs au recensement de 1911. Des feuilles sont manquantes dans les registres de matricules. Mais ses frères sont rentrés au pays.

Sources;

AD 62 registre matricule bureau Bethune;

Reprise du fort de Douamont, 1916

gallica

 

 

 

 

 

 

Une branche maternelle Pas-de-Calaisienne.

Le Pas-de-Calais et encore plus précisément un petit village  dont les habitants sont nommés les percialquois, voila mon sujet. Un petit village, où la population va de 146 âmes en 1793 à 292 en 2013, qui a pour nom Pressy -les-Pernes, arrondissement Arras.

Village de l’Artois,  il est bordé par des communes comme Sachin, Bours, Pernes, Marest, Tangry, Sains-les-Pernes. Je n’ai eu aucun mal à y retrouver mes ancêtres, environ 90% de cette branche maternelle vécu à Pressy ou dans les environs immédiats.

2006 PRESSY 01

 

D’après le dictionnaire Historique et Archéologique du Pas-de-Calais (1880), Pressy était anciennement  dans le canton de Heuchin (supprimé en 2014) maintenant Canton de Saint-Pol-sur-Ternoise  .

On  trouve dans ce canton des collines souvent couronnés de bois, des plateaux et de nombreux cours d’eau dont le plus important est la Ternoise. En général la terre y est fertile, même si on y trouvait autrefois « dans certaines communes un bief rouge ou noir difficile à labourer que le marnage et la culture ont amélioré ».
En 1810, 3,800 hectares étaient ensemencés en blé, 548 en seigle, 37 en orge, 331 en scourgeon, 68 en pamelle, 1,975 en avoine, 32 en œillettes, 95 en lin, 2 en tabac, 148 en légumes, 1,589 en prairies artificielles, et 4,594 restaient en jachères.
D’après l’auteur, ces chiffres étaient déjà bien différents en 1880.
Des fabriques de sucre à Pernes et à Anvain ont favorisé la culture de la betterave par contre les filatures de laine de lin à Bours, les métiers à faire la toile à Heuchin, les deux poteries et la tannerie de Pernes avaient déjà disparus en 1880.
Le canton autrefois traversé par des voies romaines allant d’Arras et Amiens à Thérouanne et Septemvium (carrefour de sept voies romaines) est sillonné par un important réseau routier et le chemin de fer depuis 1874.
Le village de Pressy est situé dans un petit vallon sillonné par un cours d’eau qui va rejoindre la Clarence à Pernes après un parcours de 2 km. Il comptait 13 feux et 64 personnes en 1768. Un hameau nommé « le Faux »qui faisait parti autrefois de Noyelles dépend maintenant de Pressy.
 Son origine;
En 1152, Pressy dépendait déjà de la châtellenie de Pernes.
La commune a pris le nom définitif de Pressy-les-Pernes  en 1720. Mais le dictionnaire topographique écrit par le conte de Loisne en 1907 précise qu’elle est connue depuis le XIe siècle.
Son nom viendrait de Priscius, nom d’homme
(extrait du Dictionnaire topographique du département du Pas-de-Calais, par le comte de Loisne, 1907) :
-XIe siècle : PERCETUM
-1145 : PRECI (charte de Saint-Bertin)
-XIIIe siècle : PERCHI (charte d’Artois)
-1400 : PRECHI (archives nationales)
-1429 : PRECHY
-1415 : PRECY-lez-PERNES (cartulaire des chartreuses de Gisnay)
-vers 1512 : PERSY (Tassart, pouillé)
-1542 : PRESY (épigraphie, Saint-Omer)
-1720 : PRESSY-les-PERNES
Le nom serai même connu avant l’an 696. Bérenger, l’un des assassins de deux missionnaires SS Lugle et Luglien serait de Pressy.  Selon la légende, le pays était alors couvert de bois, dépeuplé, sans communication. le brigandage y régnait alors en maître. (Mémorial Historique et Archéologique du Pas-de-Calais.)
Son église Saint Martin;
 Sur le plan religieux, Pressy était dans le doyenné d’Auchy-au-Bois, son église s’appelle Saint Martin et fut toujours « secours » (dépendante) de la paroisse de  Sachin .
Elle tient son nom de la légende du pas Saint Martin; celle ci raconte qu’ en passant trop près de l’église, le cheval de St Martin y laissa l’empreinte de son sabot sur un bloc de grès. Depuis les voyageurs fatigués, se sentent reposés en y posant le pied.
L’église primitive de 1569 était bâtie sur ½ mesure. En 1725, la toiture avait disparue sur la moitié de l’édifice et la communauté paroissiale manquait de moyens pour faire des travaux. Elle fut vendue nationalement avec son clocher, le 10 prairial an 7 à un habitant de la commune. D’après une note de M. le Chanoine Parenty, l’ancienne église de Pressy ’’ paraissait avoir eu  autrefois la forme d’une croix, dont les bras auraient été démolis car on voyait encore les arcades ogivales’’
2006 PRESSY église

Eglise St Martin de Pressy, photo 2006.

Elle fut rebâtie en 1863 dans un style ogivale très simple ( en pierres et en briques pour le chœur ).
Aux dernières nouvelles, Pressy rejoindra en 2017 la communauté de commune les Vertes collines du Saint Polois (la voix du Nord).
Le registre catholique remonte à décembre 1723 et faire ma généalogie revient quasiment à faire un relevé de la commune depuis la famille Boutilliez et le décès de Simon à Pressy, en 1727,  ancêtre commun aux familles Mellier et Lethellier.
Sources;
Mémorial Historique et Archéologique du Pas-de-Calais.
extrait du Dictionnaire topographique du département du Pas-de-Calais, par le comte de Loisne, 1907

Se remotiver……

Passer trois mois sur une branche de ma généalogie a été très confortable comme un vêtement douillet que l’on enfile tous les matins. Mais, (il y a un « mais »), quand on décide de passer à autre chose, même si le sujet est tout trouvé, le démarrage est difficile. Il faut recommencer, vérifier, chercher de nouvelles idées, consulter d’autres Archives, lire des publications, ou encore changer de région…

J’en étais à ce stade quand j’ai cherché comment me remotiver et ne pas reculer devant l’obstacle, un peu perdue devant l’ampleur de la tâche. Ma solution n’a pas la prétention d’être LA solution, mais celle-ci était  évidente pour moi. Les semaines ou les mois à venir seront consacrés à ma généalogie du coté maternel et donc à l’ascendance LETHELLIER et MELLIER du Pas-de-Calais.

paul Klee, l'harmonie de la flore nordique(1927)

Paul Klee, l’harmonie de la flore nordique(1927)

Pratiquement, je suis depuis le début et toujours Hérédis (2015),  je commence alors par éditer l’ascendance d’un ancêtre maternel. Dans « choisir un arbre », ascendance, puis arbre mono-page, j’ai une préférence pour le modèle Arysis, 5 générations. Ensuite, armée de stylos fluorescents,  je passe en vert les mariages enregistrés et en rouge les recherches à faire ainsi que les modifications d’affichage des villages, bref les anomalies. Ce qui donne un document bigarré mais parlant. Beaucoup de rouge veut dire beaucoup de recherches, ce qui est le cas au delà de la génération 8. C’est l’occasion de vérifier les sources, les incohérences. En général ce document suffit à me motiver pour aller consulter les Archives en l’occurrence celles du Pas-de-Calais.

lethellier arbre ascendance

Lethellier arbre ascendance Hérédis.

Et si cela ne fonctionne pas? J’ai un joker. Je recherche les dictionnaires historiques et archéologiques de la région du Pas-de-Calais, ou les inventaires, ou encore un livre. Pour cette branche, ce sera « Les paysans français d’Ancien Régime » Emmanuel Le Roy Ladurie.

Ma curiosité n’est toujours pas piquée?……….. j’abandonne, je repasserai plus tard.

 

François Joseph Thellier, Sosa n°100.

Remontons le temps…dans cette famille THELLIER.

François Joseph Thellier Sosa n°100 naquit à Conteville en Ternois, à 9 km de Pressy, direction sud-ouest le 5 octobre 1777. C’est le pays de ses ancêtres. Il est le fils de Jean Philippe  Thellier (Sosa 200) né aussi à Conteville en Ternois , un journalier de 43 ans au moment de la naissance et de Marianne Beugnet. François est le 6 ème enfant du couple. Sa mère, Marianne  décédera à 44 ans en mettant au monde le dixième enfant en 1784. Les conditions climatiques sont pénibles, des étés caniculaires succèdent aux hivers glacés, il est difficile de nourrir tous les enfants. La mortalité infantile est élevée autant due à la famine qu’aux épidémies. J’ai trouvé la descendance de trois de leurs enfants sur les dix dont celle de François.

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