Organisation généalogique pour l’année 2017.

Je bloque, je bloque, je bloque.

Alors quand Sophie Boudarel nous propose un  Geneathèmes sur « réveillez votre généalogie », c’est moi que je dois réveiller. L’inspiration ne manque pas, mais c’est « l’organisation de mon année généalogique » qui est mise à mal dès le mois de janvier. Imaginez; comme l’année dernière je pensais rester sur une branche de mes ancêtres dans le Poitou et orienter mes recherches sur l’ascendance de Nelly en commençant par la famille MOREAU. Forte de ces résolutions, le 2 janvier,je reprend ma fiche de travail ascendance Moreau, établis les actes manquants, les paroisses concernées, les alentours…..et rien.

Exploration sur geneanet; toujours rien.

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Alors, je visite des sites de généablogueurs à la recherche d’idées, je relève celle de timeline ou ligne de vie chez Sophie Boudarel, et Benoit Petit. Je m’émerveille des résultats de chacun pour 2016, comme ceux d’Evelyne de « ciel, mes aïeux » , relis les articles  de « Feuilles d’ardoise » qui met toujours la barre très haut, suis la promenade en barque de Sylvie  de « l’arbre de nos ancêtres »sur la Sèvres et les moulins et je finis par sourire avec le blog de « lulu la sorcière« . Je me suis perdue en route.

Tout cela n’est pas si grave.

Reprenons. Nelly Moreau est la fille de Pierre MOREAU et de Marie Suzanne PROUST. Pierre MOREAU est né à la Crèche en 1845 de Louis Moreau et Marie Girard, domestiques. Une des difficultés est que le nom est courant. Une autre vient du fait que ce sont des familles avec un ou deux enfants et qu’ils sont protestants.

Je vais donc faire une ligne de vie pour les ascendants MOREAU et leurs conjoints, en me fixant un objectif à un mois. Sans aucun résultat mi février, j’abandonnerai cette recherche jusqu’à ce que l’inspiration arrive.

Mon deuxième objectif est de scanner et recenser les photos anciennes que je possède et leur trouver un stockage et une sauvegarde adaptés.

Mon troisième est de travailler sur la sauvegarde de cette généalogie en général. J’en suis projeter cette opération sur deux disques durs externes avec le deuxième externalisé.

Mes objectifs sont peu nombreux mais ambitieux. Rendez-vous en fin d’année. En attendant j’y retourne, parce que;

Parler ne fait pas cuire le riz.

Proverbe chinois.

 

Que savons nous des protestants après la Révocation de 1685.

Didier POTON, professeur à l’université de La Rochelle, spécialiste de l’histoire des protestants français a donné une conférence le 4 décembre 2016, à La Couarde (79) au centre Jean Rivierre sur ce thème: Récits de fuite des protestants poitevins et charentais après la révocation. A la suite de cette conférence l’intérêt et la curiosité encore plus aiguisés, j’ai recherché sur « la toile », d’autres histoires et voila ce que j’ai trouvé.

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Des chiffres.

La révocation de l’Edit de Nantes en 1685 a changé le paysage français. Certains ont abjurés leur foi, d’autres ont continué en grand secret, mais certains ont trouvé cela insupportable et ont choisi la fuite.

1685, en plein règne de Louis XIV, le royaume de France compte alors 19 millions d’habitants dont environ 800 000 huguenots. 200 000 prendront le chemin de l’exil sur 30 ans. , ils fuient le royaume avec leur capital, mais aussi avec leurs compétences qui dictent en partie leur destination; Berlin, Amsterdam (les imprimeries), Londres, Bristol (industrie de laine, du chapeau).

Les poitevins partaient principalement du port le plus proche, La Rochelle, ville historiquement protestante. Dans un premier temps, ils espéraient revenir, récupérer leurs biens et croyaient en la clémence du roi. Puis, certains, ne trouvant pas de travail, partaient encore plus loin autour du bassin atlantique, quelques fois pour ne jamais revenir.

Vocabulaire;

L’exode des huguenots français vers les pays protestants afin d’échapper aux persécutions est un événement capital, qui s’étale pendant un siècle. On distingue;

le « Premier Refuge » à partir des années 1560, avec un maximum après la Saint-Barthélemy, les fugitifs partent alors pour Genève, l’Angleterre ou les Provinces Unies.

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Premier Refuge huguenot au XVIe siècle © Musée Virtuel du Protestantisme

Puis « le Grand Refuge » qui suit la révocation de l’Édit de Nantes. » Chaque crise, la prise de La Rochelle (1573), les « dragonnades » dans le Poitou en 1681, entraîne une nouvelle vague de départs, le pic étant après la révocation de l’Edit de Nantes en 1685, une autre vague après l’échec de la guerre des Camisards (1702.1704), puis une vague après la mort de Louis XIV (1715) , la Régence n’ayant rien changé à la législation ni à la répression.

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Les refuges proches des protestants français après la Révocation © Musée du Désert

« Aux trois pays du premier refuge, s’ajoute l’Allemagne, en particulier l’électorat de Brandebourg (la future Prusse) et celui de Hesse-Cassel, qui attirèrent l’excès de réfugiés de passage en Hollande et surtout en Suisse et Genève. On note des départs pour les pays scandinaves et même la Russie. Les épopées vers le Cap de Bonne-Espérance et vers les colonies anglaises du Nouveau Monde ont souvent été décrites. »

Et nos ancêtres me direz-vous. Ils sont manifestement restés en France, …puisque nous sommes Français…. Des frères ou sœurs ou encore des cousins ont pu partir , mais les récits parvenus jusqu’à nous sont peu nombreux comme nous l’a expliqué le professeur D. POTON. Alors certains chercheurs historiens comme Michelle MAGDELEINE, sont allés plus loin.

A lire, à écouter, à visiter.

1. Une base de données du refuge huguenot crée par Michelle MAGDELAINE, chercheur à l’Institut d’Histoire Moderne et Contemporaine (IHMC – CNRS); La base de données rassemble des informations sur les huguenots et les vaudois fugitifs en provenance du royaume de France et du duché de Savoie.

Michelle Magdeleine est une historienne  dont le but a été de reconstituer la première génération du Refuge entre 1685 et la fin du siècle. Les édits d’accueil des princes allemands et les déclarations des souverains britanniques sont connus, leurs motivations économiques ou politiques sont différentes et l’aide peut prendre des formes variées en fonction du pays d’accueil. Tout dépend aussi du nombre de réfugiés entrant dans le pays. La Suisse par exemple fut vite submergée, malgré sa volonté de secourir les réfugiés.

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Le refuge huguenot, exil et accueil par Michelle Magdelaine chercheur CNRS

Des huguenots fugitifs furent réduits à l’indigence et furent alors assistés par le gouvernement dans certains états, par le magistrat de certaines villes ou encore par les églises wallonnes ou françaises. d’autres étaient accueillis en Hollande.

Ce sont ces documents qui ont été recensés.

Ces réfugiés fondèrent de véritables colonies et tissèrent des liens familiaux, mais aussi commerciaux et religieux. Une colonie de rochelais protestants était connue dans un quartier de Londres (assistance à l’Eglise de Londres, Threadneedle Street. Ces réfugiés sont alors inscrits sur les registres, ainsi pour l’année 1686 ,Manuscrit 64 .

2. Le Musée Rochelais d’Histoire Protestante nous raconte dans quel état d’esprit étaient ces protestants en fuite.

« Pour nombre de protestants, tant en France qu’à l’étranger, la révocation de l’édit de Nantes correspond à un moment fondateur sur le plan identitaire, comme l’est la période dit de la Réforme au XVIe siècle. La répression, bien souvent présentée comme aveugle et meurtrière, a contribué à forger un fort sentiment d’appartenance communautaire, au-delà des origines sociales, qui transcende les frontières nationales. Avec l’un de ses corollaires, le Refuge, elle constitue par définition le moment atlantique de l’histoire huguenote. Les protestants de la Normandie à la Guyenne surtout ont certes toujours été présents sur la scène américaine. Mais, au moment de la Révocation, l’exode envoie sur les routes des milliers de huguenots, nobles, bourgeois et petites gens, partis en quête d’une terre d’accueil et qui finissent par s’installer tout autour du bassin atlantique, de Londres à Cap Town, en passant par New-York et Dublin, sans oublier les Antilles néerlandaises ou danoises. Ces réfugiés, 70 000 peut-être (sur un total d’environ 200 000 départs), fondèrent ainsi de véritables communautés dans les îles Britanniques, dans les Treize colonies, en Afrique du Sud ou dans les Provinces-Unies, qui tissèrent ou scellèrent d’étroits liens commerciaux, familiaux et religieux trans-Manche et transatlantique. Ils mirent en œuvre de véritables stratégies sociales pour faciliter et renforcer leur intégration dans les territoires d’accueil, tout au moins ceux qui appartenaient au monde des élites économiques et financières, car il reste encore à conduire bien des travaux sur les petites gens. Le Refuge, qui est à tort le plus souvent étudié comme un phénomène exclusivement continental, donna ainsi naissance à un espace – voire à une communauté, née d’une mémoire partagée atlantique huguenot(e) inséré(e) dans l’Atlantique anglo-néerlandais dont Londres fut le centre de gravité. Pour les uns (ceux qui sont restés et leurs descendants), c’est certes l’esprit de résistance à l’oppression qui est glorifié, pour les autres (ceux qui partent et leurs descendants), c’est la liberté religieuse retrouvée grâce à l’exil, lui-même souvent associé à un nouveau départ. Mais tous rendent hommage à ceux qui ont dû affronter d’une manière ou d’une autre l’intolérance religieuse et la persécution pour conserver leur foi. »

Extrait de « Les Huguenots et l’espace atlantique : aux sources d’un riche patrimoine historique et mémorial », de M. Augeron, D. Poton et B. Van Ruymbeke, Les Hugunots et l’Atlantique, Paris, pups, 2009

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3. Wikipédia et le Musée virtuel du Protestantisme.

Le Nouveau Monde a été une terre de refuge  pour preuve de cet exil, on peut citer la ville de New La Rochelle. La « Nouvelle-Rochelle « est une ville de la banlieue nord de New York, située dans le comté de Westchester. La ville fut fondée en 1688, par ces réfugiés huguenots, fuyant les persécutions de France. Beaucoup de ces huguenots étaient des commerçants issus d’un milieu assez bourgeois et originaires de La Rochelle. Cette  colonie française a continué à accueillir des réfugiés huguenots jusqu’à 1760. Son nom témoigne de l’importance de la ville de La Rochelle dans sa fondation. » 33 familles sont à l’origine de la communauté de la New-Rochelle. Un monument en reprenant les noms se dresse dans l’Hudson Park, point de débarquement des Huguenots en 1688.

4.  Sur France culture, dans « les Hommes aux semelles de vent », deux émissions diffusées en août 2016,  nous parlent , des Terres Huguenotes. par Mickael Augeron, enseignant chercheur à l’université de la Rochelle, et nous rappellent cet exode massif; le Refuge Huguenot.

Les textes lus au cours de l’émission sont librement adaptés de l’autobiographie de Jacques Fontaine arrivé a Bristol en 1685 intitulée Mémoires d’une famille huguenote victime de la révocation de l’édit de Nantes, co-éditée en 1992 par Max Chaleil et les Presses du Languedoc.

A réécouter.

5. Il existe des cas particuliers, comme Isaac de Beausobre né le 8 mars 1659 à Niort (79) et mort à Berlin le le 5 juin 1738. Il s’enfuit à Rotterdam (novembre 1685), avant de gagner Berlin en 1693 où il fut pasteur de l’église française, chapelain du roi, membre de l’Académie royale des sciences de Prusse et écrivit entre autre, Histoire critique de Manichée et du Manichéisme (1734).

J’ai trouvé à lire, à regarder, à visiter, souhaitant vous inspirer, cette liste n’étant pas exhaustive bien évidemment.

 

 

Vœux 2017.

En ce début d’année, je vais être brève. Mes recherches continuent et prennent le pas en ce moment sur le blog.

En quelques chiffres, le nombre d’individus sur ma base de donnée est passé de 10 300 en août 2015 à 15 0000, fin 2016. Mon Sosa le plus ancien se nomme Fontaneau, sosa 79320, 17 ème génération ascendance Proust, j’avoue ne pas en savoir plus sur cet ancêtre, sinon qu’il était poitevin.

Il y a encore beaucoup de « trous » dans cet arbre puisque ma connaissance sur certaines branches ne dépassent pas la 9 ème, voire même la 8 ème génération . J’ai passé du temps cette année sur les branches du Nord et du Périgord.  Me voila de retour dans le Poitou pour quelque temps, mais je vais devoir me remotiver et savoir par où recommencer.

Je souhaite vous envoyer mes vœux  2017 pour la généalogie. Que l’année nouvelle soit aussi riche que 2016 en trouvailles, en lectures et aussi créative sur les blogs pour leurs auteurs.

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Que la passion généalogique continue…

 

 

Pamproux (79) et mes ancêtres.

Pamproux occupe une place certaine dans la vie de mes ancêtres et ce depuis environ 1685, jusqu’en 1925. Il s’agit au moins de deux branches, sans lien généalogique avant moi mais qui se sont peut-être croisées, rencontrées? C’est ce que j’ai voulu rechercher.

Pamproux.

Commune des Deux-Sèvres, Pamproux est située entre Poitiers et Niort près de Saint Maixent-l’Ecole. L’origine du nom vient des vignes et de leur couleurs rousses; pampres roux. En 2013 la commune comptait 1690 habitants, un peu moins qu’en 1903 date a laquelle Numa Desage a repris la pharmacie de Pamproux (alors 1968 habitants).

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Pamproux, la grande rue. carte postale

Ils ont alors fréquenté le temple protestant place de la Mairie, terminé depuis juin 1840, l’école protestante des garçons pour Henri Desage construite en 1867. Mais c’est la halle qui a été le lieu fréquenté par tous à travers le temps. Construite en 1700, elle fut remise d’aplomb en 1828, et la couverture fut refaite en 1923.

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Pamproux, place de la Liberté. Carte postale.

Avant 1900, une autre famille a ses origines à Pamproux, sans aucun lien à l’époque, la famille Vacher/Maye, et leurs ascendants, Pinaudeau, Rateau.

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tableau Heredis, ascendance Vacher.

En 1776 le curé de Pamproux fait un inventaire de ces familles qui, même si celui-ci ne ressemble pas dans la forme aux recensements actuels, fourmille de renseignements. Dans ce recensement, il nomme le chef de famille, la date et la paroisse de la naissance, le conjoint et les enfants, et surtout la religion de ses paroissiens, ce qui pouvait être une motivation en ce temps là.

Le recensement de 1776.

Madeleine PEIGNON, 40 ans, veuve PINAUDEAU et ses 5 enfants dont Pierre Pinaudeau. Elle est catholique, vit dans la 66 ème maison, auprès de sa famille dans les maisons adjacentes. Ils sont huiliers.

Madeleine SENVET, née à Rouillé vers 1717, vit dans la 271 ème maison à Vielpin,. Veuve de Daniel Germain MAYE, laboureur, elle est protestante ainsi que ses six enfants. On apprend que quoique protestant trois enfants ont été baptisés à l’église de Saint Martin de Pamproux, et les deux derniers au prêche protestant en 1746 et 1750. La tolérance de la religion RPR a augmenté au fil du temps.

Jacques MAYE, 37 ans fils aîné vit dans la ferme avec sa mère, et se mariera en 1793, à 54 ans, Il épouse alors en deuxième mariage, Jeanne, la fille de Jacques Germain Rateau, née en 1757, sera le père de Jacques et grand-père de Marie, épouse Vacher.

Jacques germain RATEAU, né à Pamproux en 1718, journalier, marié à Marie PARNAUDEAU depuis janvier 1746, a cinq enfants.  Ils vivent dans la 79 ème maison et sont tous protestants.

Ces familles PINAUDEAU et PEIGNON vivaient à Pamproux avant 1700, c’est alors un autre état dressé en 1698, qui nous renseigne sur Pamproux.

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Pamproux, la Halle. Carte Postale.

ETAT DE L’ELECTION DE SAINT MAIXENT DRESSE PAR SAMUEL LEVESQUE EN 1698
 
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Il y a deux paroisses à Pamprou, appellées Saint Maixent et Saint-Martin, jointes pour les tailles, dans l’étendue desquelles, outre le bourg, sont huit villages, sçavoir : Parondeau, La Pottière, La Villedé, Vieilpain, Nerbonneau, Les Fosses, La Cognonière, Le Coudré.

Les deux cures valent chacune trois cens cinquante livres, tenues, celle de Saint Maixent par le sr Fontaine, et celle de Saint-Martin par le sr Pichaud. Il y a de plus un vicaire, appellé le sr Pasquet, tenu par les Pères Jésuites de Poitiers. Il y a un prieuré qui appartient aux Jésuites de Poitiers, de trois mille livres, qui les fait seigneurs de la paroisse, avec M. l’abbé de Saint Maixent, à cause de la chambre abbatiale, aussy de revenu de trois mille livres. On fait le service de deux chapelles en une petite église près les cimetières : l’une, de soixante livres, appellée Notre-Dame de Larsaut, tenue par le sr Masson, curé de Sichy, près Paris; l’autre des Cautiers, de vingt livres, tenue par ………….. ;

Le climat est sec et on y sème de toute espèce de bled; il y a quelques vins fort petits, beaucoup de noyers, assez de fourrages. On y commerce sur les bleds et aussy sur quelques bestiaux. Le bourg de Pamprou est fort spacieux ; on y tient marché tous les lundis, où il y a minage, fort bon et qui tient sous une halle; on y vend d’ailleurs quelques petites denrées; il y a une horloge, et quatre foires qui peuvent valoir aux seigneurs avec les droits du minage, qui est un double par boisseau, cent livres.

 Il y a un pont de pierre sur une partie de la rivière de la Sèvre qui y passe, qui auroit besoin d’être raccommodé.
GE 86- Entraide généalogique dans la Vienne.

En 1685, dans le Poitou nous trouvons les registres d’abjuration. Ainsi,  les familles FRAPIN, BELIN ancêtres des PEIGNON abjurent dans l’église de St Martin de Pamproux .

Cette famille Maye et ses ascendants semble avoir vécu à Pamproux depuis avant 1685 jusqu’à environ 1866 alors que la famille Desage/Moreau y vécut de 1903 à 1925. Ils ont en commun d’avoir tous été protestants, même si certains ont abjurés mais n’ont pas pu se rencontrer, si ce n’est au cimetière…

Hector DESAGE, le père de Numa repose au cimetière  de Pamproux, route de la Mothe St Heraye depuis 1925, année où la famille a quitté Pamproux.

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Pamproux, le Pont. Carte postale.

GE 86 Entraide généalogique dans la Vienne.

le cahier de doméances; mars 1789, 463 feux.

http://www.pamproux.fr/fr/association/1/3575/section-histoire-patrimoine

Comment Marie Bergeron impose-t-elle son mariage à ses parents en 1770.

Le mariage est un des grands thèmes de la littérature, et plus encore les amours contrariés. Les situations imaginées par Molière avec » les fourberies de Scapin » ou encore Flaubert et « Emma Bovary » existaient dans la vrai vie. Alors comment nos ancêtres pouvaient-ils imposer leur volonté en cas de refus de leurs parents?  Le voit-on dans les archives? Il semble que  Marie Bergeron ait utilisé une procédure appelée « sommations respectueuses » pour le faire.

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Peter Paul Rubens, Sous la tonnelle de chèvrefeuille,, vers 1609 (Alte Pinakothek, Munich)

Marie Bergeron est le troisième et dernier enfant de Marie Madeleine Laurent et François Bergeron, née en avril 1744. Elle a 5 ans au décès de son père François Bergeron, postillon à la Crèche et tout juste 6 ans au remariage de sa mère en avril 1750, avec René Duprat, aubergiste. Son frère aîné Pierre, appelé la Rose ou encore la Fleur (ça ne s’invente pas), épouse Jeanne Lambert en août 1763.

Marie a 26 ans en 1770, quand elle demande l’autorisation de sa mère et de son beau-père d’épouser Jacques Despré, Desprez, voiturier, une dizaine d’années plus âgé qu’elle, ce que manifestement sa mère lui refuse… Pourtant elle a la majorité matrimoniale qui est de 25 ans a cette époque pour les filles.

Le mariage de Marie Bergeron et Jacques Després.

 Présentation.
Le trente juillet 1770 après la publication des bans du futur mariage entre Jacques Després voiturier, fils majeur de pierre Després et de Jeanne Baillet ses père et mère tous deux décédés
Le futur marié est majeur et a donc plus de 30 ans ce qui situe sa naissance avant 1740.
et Marie Bergeron fille majeure de feu François Bergeron postillon et de Marie Madeleine Laurent, les deux parties de cette paroisse

Il s sont tous les deux de La Crèche (79), l’indication est précieuse, elle orientera les recherches des parents des frères et sœurs éventuels.

La majorité matrimoniale selon la législation royale (ordonnance de Blois 1579) est de 25 ans pour les filles et de 30 ans pour les garçons. Cette ordonnance de Blois de 1579 veut lutter contre les mariages clandestins, le rapt de séduction dus au refus d’autorisation des parents, et ordonne la publication de trois bans aux prônes des messes des trois dimanches précédents la cérémonie et la présence de 4 témoins.

Les trois bans.
Les trois bans ont bien été publiés et tout paroissien a donc pu signaler un éventuel empêchement au mariage. La formulation est classique et exprime la volonté de l’église de lutter contre la polygamie, les mariages consanguins auquel cas il faudra une dispense avec le degré de consanguinité.

Pour les mineurs, l’accord des parents ou d’un tuteur était obligatoire, le curé devait s’en assurer avant de célébrer le mariage, sans accord ni présence de ces derniers le mariage n’était pas célébré..

faites en cette église aux prônes de la messe paroissiale par trois dimanches et fêtes courantes sans qu’il se soit trouvé aucun empêchement et opposition
Jusque là, l’acte ne présente aucune particularité.
Les sommations respectueuses.
vu la requête présentée par la dite Marie Bergeron au juge royal de Saint Maixent a ce qu’il lui fut permis de faire sommer sa mère et son beau père de consentir à son présent mariage et la permission du juge étant au bas en date du 28 juillet 1770 ayant signé Sosereau et duement scellée vu aussi les trois sommations faites la deuxième de juillet et la dixième et la seizième du même mois par Pelisson et Melot notaires à Saint Maixent en présence de Marie Bergeron requérante et contrôlée à Saint Maixent l’une le 12 l’autre le 18 et la dernière le 28  même mois
 Le juge a accordé à Marie Bergeron la possibilité de recourir à des sommations respectueuses qui ont été rédigées en bonne et due forme par deux notaires de Saint Maixent, présentées par trois fois à des dates proches les unes des autres et la permission finale du juge le 28 juillet soit deux jours avant la cérémonie.
Qu’est ce que La sommation respectueuse?

Instaurée au début du XVII è siècle , la sommation respectueuse est une procédure qui permet aux filles de plus de 25 ans et aux garçons de plus de 30 ans de se passer du consentement de leurs parents.

En effet, ceux qui avaient atteints la  majorité matrimoniale étaient simplement tenus de « demander le conseil » de leurs parents par des « actes respectueux ». Cette requête était rédigée en termes respectueux d’où son nom par un notaire et présentée ensuite aux parents par trois fois.

Les parents pouvaient essayer divers moyens pour faire pression, comme menacer de le déshériter, de supprimer la dot, ou d’un éventuel soutien. Ces recours pouvaient durer plusieurs mois, ce qui était un autre moyen de pression. Certains parents espéraient que leurs enfants réfléchissent, et renoncent au mariage.

Si les parents continuaient à s’opposer, les jeunes gens pouvaient alors passer outre.

L’engagement solennel des époux et les témoins.
je soussigné prêtre vicaire de cette paroisse reçu en cette église le mutuel consentement de mariage des susdites parties et leur ai donné la bénédiction nuptiale  avec les cérémonies prescrites par la Sainte Eglise en présence de Charles Roc St. Jean Moindron, Michel Martineau, René Simon, Angelique Martin femme de jean Moindron, Jeanne Despree femme Charles Roc, Jeanne Martineau, témoins et parents lesquels nous ont attesté ce que ci dessus et ont déclaré ne savoir signer exceptés les soussignés qui ont signés avec l’épouse
Marie Bergeron
Jean Moindron
René Simon
Rivière vic de Breloux
L’échange des consentements entre les futurs époux est maintenant fait selon les cérémonies  de l’église catholique et les témoins sont nombreux du coté du marié. Jeanne Despré sa sœur et son mari Charles Roc, Michel Martineau époux ou veuf de Marie Despré, Jeanne Martineau peut être sa fille, Jean Moindron et son épouse Angélique Martin, lien inconnu, René Simon inconnu. Il semble qu’ils aient été soutenu par la communauté créchoise.
Nous ne saurons pas si c’était un problème de religion, d’argent ou encore de désaccord entre les familles.

Les absents sont bien sûr, les parents de Marie et son frère Pierre. Mais le 13 mars 1771, ce dernier et son épouse Jeanne Lambert seront les parrain et marraine d’un enfant du jeune couple, Pierre Despré.

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Portrait de mariage d’Isaac Massa et Beatrix Van der Laen Frans Hals Rijksmuseum d’Amsterdam

 

Conclusion:

Marie Madeleine Laurent décédera en novembre 1771. Ni sa fille ni son gendre ne seront présents et aucune fille ne portera le prénom de Madeleine. Marie Bergeron aura au moins quatre enfants. La dernière Marguerite Marie naîtra le 4 mars 1777, deux mois avant le décès de Marie Bergeron le 28 avril 1777 à l’âge de 33 ans.

8. Marie Bergeron 1744.1777

7. Marguerite Marie Despré 1777.1849

6. René Déré, Desré, Dairé 1805.1880

5. René André Dairé 1841.1880

4. Achille Eugène Dairé 1872.1932

3. Madeleine Dairé

2. mon père

1. moi

Sources;

union; AD 79 La Crèche BMS 1750-1770 vue 189.

décés; AD 79 La Crèche BMS 1771-1792 vue 55.

Marie Madeleine Laurent, La Crèche (79) changement de nom…

Les noms de famille, les patronymes ont évolués au fil du temps. Repérer nos ancêtres quand la famille reste dans une paroisse est quelques fois ardu, mais quand ils partent même à moins de 30 km et que le curé écrit leur nom différemment c’est une autre histoire. C’est ce qui est arrivé pour Marie Madeleine Laurent Sosa 327, 9 ème génération du coté Dairé, décédée à La Crèche en 1771. Grâce à Geneanet je pense avoir retrouvé son ascendance, voila comment.

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Sainte Marie Madeleine Piero Di Cosimo, 1501 Rome galerie nationale d’art ancien.

Ce que je sais:

Marie Madeleine Laurent, eut trois enfants d’un premier mariage avec François Bergeron. Felice en 1738 qui ne vécut que onze mois, Pierre né en 1741 et Marie en 1744. Pierre et Marie sont tous les deux mes ascendants du coté Dairé. Les deux aînés Félice et Pierre naissent à Saint Maixent (79) et la troisième, Marie à Breloux, La Crèche (79).

François Bergeron, son premier époux, aubergiste à la Crèche décède à 40 ans en 1749. Son acte de décès mentionne comme témoins, ses beaux-frères Louis Laurent et Jacques Le Blanc, inconnus à La Crèche.

Marie Madeleine Laurent épouse en secondes noces René Duprat en avril 1750 à Breloux, aubergiste également et sont alors témoins Jacques Le Blanc, Louis Laurent et Pierre Jarc. Les trois témoins sont inconnus.

La recherche:

Il n’y a pas de mariage dans les années 1737 ni avant, ni de naissance vers 1700 dans les paroisses de Saint Maixent, ni de Breloux. J’avais donc plus ou moins, (plutôt plus) abandonné l’affaire, jusqu’au moment où…. Si j’utilisais les moteurs de recherche de Geneanet, en particulier en ajoutant des variantes sur le nom de recherche et une zone géographique étendue à 30km….

J’ai une proposition; lorand Madeleine née à Augé le 7 avril 1707, 7 km de Saint Maixent, 8 km de Breloux, un frère prénommé Louis. Au moins trois bonnes raisons d’y regarder de plus près.

Conclusion:

Il apparaît alors une famille de laboureur d’Augé (79). Madeleine est la dernière fille de Louis Lauren, laboureur à Augé (79) et  Elisabeth Morin mariés le 15 octobre 1691 à Saivres (79). Ils eurent sept enfants.

L’aînée Marie née en 1692  épousa en 1721 à la Chapelle-Bâton un Jacques Leblanc, une Elisabeth Lorand née en 1706 épousa un certain Pierre Jarc en 1740 et un  frère Louis Lorand est né vers 1704 à Augé.

Madeleine Laurent naquit le 7 avril 1707 à Augé, son père Louis est alors valet de meunier.

Les coïncidences se multiplient, la famille se dessine. L’horizon s’élargit considérablement, mais pas de certitude absolue sans le mariage de Marie Madeleine Laurent et François Bergeron, qui reste encore à trouver.

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Marie Madeleine – Jan Van Scorel- 1530 Rijksmuseum, Amsterdam.

Noms de famille.

Dans cette recherche, le nom de Laurent apparaît sous plusieurs orthographes; Laurent, Lauren, Lorand ou encore Loran.

Origine du nom Laurent; nom de baptême formé sur le latin Laurentius, dérivé de laurus (= laurier). Le laurier étant un symbole de victoire, on comprend le succès de ce nom dès l’époque romaine. Par la suite, dans la chrétienté, il représente la victoire de la nouvelle religion sur le paganisme, à l’image de saint Laurent brûlé sur un gril au IIIe siècle en se riant des flammes. (étymologie geneanet). Les autres orthographes en sont des variantes.

L’orthographe d’un nom de famille a varié au fil du temps. Elle est devenue fixe, théoriquement avec l’apparition du livret de famille en 1777. Les lois Jules Ferry (1882) ont accentuées le phénomène en rendant l’école obligatoire. Chaque élève apprend alors à écrire son patronyme.

Dans les années 1730 ou 1740, Madeleine Lorand venue d’Augé (79) s’est mariée et à la naissance de ses enfants est devenue Marie Madeleine Laurent sous la plume du curé de St Maixent (79) puis de Breloux (79).

Un autre exemple, la famille Maye.

La famille Maye est dans l’ascendance du côté Vacher-Dairé.

2- mon père

3- ma grand-mère

4- Blanche Vacher.

5- François Vacher

6- Marie MAYE, née en 1821, épousa François Vacher en 1847 à Pamproux (79).

7- Jacques MAYE naquit en juin 1793 à Pamproux (79).

8- Jacques Mée naquit en 1738 à Pamproux (79)

9- Daniel Germain Mée naquit en Janvier 1705 Pamproux (79).

10- Jean Mehe ?

Il y eut au moins 3 orthographes différentes sur 5 générations, mais toujours  dans la paroisse de Pamproux.

Une recherche sur Mee avec des variantes sur le nom, la commune de  Pamproux élargie à 30 km, me suggère un mariage de Jean MEE, Mie avec Marie Michaud, à Rouillé dans la Vienne, département limitrophe…. à voir.

Faire une recherche en élargissant l’orthographe du nom de famille est logique, les 30 km sont un paramètre pris plus ou moins au hasard ayant constaté que ces ancêtres étaient journaliers amenés à bouger mais qu’ils restaient proches de leur famille.

Cette astuce de recherche est sans prétention, elle m’a permis de lever quelques blocages ou d’ouvrir d’autres portes en vérifiant bien sûr.

Et vous, avez vous des astuces?

 

 

 

Ménagères du Pas-de-Calais, un métier de la terre.

Dès que j’ai abordé les archives départementales du Pas-de-Calais, j’ai été surprise  au 18è et au 19è par la mention de professions de femmes. Là où dans l’ouest, elles étaient épouses de …. celles-là  étaient fermières, manouvrières, fileuses, épicières ou cabaretières. Mais plus encore, qu’était cette profession de ménagère? Je ne doute pas que les femmes à l’époque aient toutes fait le ménage, alors pourquoi le mentionner dans les registres de l’état civil. Il y avait même des hommes dits « ménagers » . L’explication devait être ailleurs.

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Désiré François Laugée, le linge de la ferme.

Les femmes allaient au champ au moment des récoltes pour aider les hommes. Le reste du temps elles étaient occupées à la ferme. Il y avait les enfants, souvent nombreux, les petits animaux, comme les poules, les oies, la vente des œufs au marché mais aussi le bétail quand les moyens étaient suffisants. Mais elles le faisaient toutes, alors la différence entre fermières, ménagères ou manouvrières, devait être dans la taille de l’exploitation.

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Julien Dupré. les oies.

Parmi les ruraux en Artois, on distinguait;

Les fermiers cultivaient la terre qu’ils louaient.

Les laboureurs, propriétaires , exploitaient des terres plus ou moins importantes, selon certains entre 5 et 30 hectares, plus selon d’autres, beaucoup plus. Mais je ne connais pas de féminin à laboureur; laboureuse ?

Les ménagers et  ménagères étaient de petits propriétaires laboureurs exploitants moins importants. Ils cultivaient selon certains entre 1 et 5 hectares.

Journaliers dans l’ouest ou manouvriers dans le nord, ils cultivaient moins d’un hectare de terre, ne suffisaient pas à leur consommation et louaient leurs bras à la journée dans de plus grosses exploitations comme celles des fermiers. En cas de difficulté, ils empruntaient aux plus gros du bois pour se chauffer et du grain pour manger et le rendaient en travail au moment des moissons, vendanges ou autres.

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Georges Paul François Laugée. une jeune moissonneuse.

Dénomination.

la façon de les nommer varie au fil du temps, ce qui augmente la confusion. Ainsi au recensement de 1861, à Pressy (62), la première page mentionne;

recensement 1861 AD 62 M 4034
fermiers; celui qui cultive la terre d’autrui moyennent une redevance annuelle fixe soit en argent soit en nature soit en partie en argent et en partie en nature.
colon ou métayer, celui qui cultive la terre d’autrui moyennant une part fixe dans les produits ( le plus souvent la moitié)
journaliers et ouvriers agricoles de toutes nature, employés à la journée;( laboureurs, bouviers, berger, vigneron, jardiniers ….)
Au 19e,   le laboureur deviendra agriculteur,le ménager et le fermier cultivateur et le journalier domestique.
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Georges Paul François Laugée. A l’approche du grain.

A Pressy;
Un relevé des recensement de 1861, 1866, 1891 et 1911, ne m’éclaire pas beaucoup plus. Ce ne devait pas être clair non plus pour l’agent recenseur. Entre 1861 et 1866, en cinq ans, les fermiers passent de 60 à 1, et en 1891 il n’y a plus que 27 hommes, alors que la population a augmenté! Il n’est pas question non plus de « ménagers ». Ils sont alors fermiers ou journaliers.
Pressy (62)
1861
1866
1891
1911
nombre de ménages
58
58
74
79
population
253
264
355
359
degré d’instruction
122 ne savent ni lire ni écrire
agriculture
124 hommes
124 femmes
propriétaires habitant leurs terres et faisant valoir soit eux même soit par un régisseur soit par un maître valet.
0
2
propriétaires vivant sur leurs terres qu’ils ont affermées.
0
0
régisseurs et maîtres valets faisant valoir pour le compte d’un propriétaire
0
0
fermiers
30 hommes
30 femmes
1 fermier
fermiers colon métayer
27 hommes
8 femmes
colon,métayers
0
journaliers
18 hommes
45 femmes
52 hommes
19 hommes
3 femmes
domestique attachés à la personne et au service de la maison
1 homme
4 femmes
6 hommes
0
ouvriers
4 scieurs de bois
1 bûcheron charbonnier
alimentaire
2 épiceries
2 épiceries
3 cabaretiers
industrie
0
0
2 cordonniers et 1 ouvrier
1 couturière et 1 employé
1 employé des mines et 23 ouvriers
11 ouvriers brique tuiles céramique
7 ouvriers du bâtiment.
1 garde champêtre
1 instituteur
1 facteur rural
 Remarque; c’est en 1891 qu’apparaît pour la première fois un employé des mines à Pressy, et plus généralement que l’industrie y est représentée.
laugee-gpf-fin-du-jour

Georges Paul François Laugée. Fin du jour.

Je retiendrai que ces femmes « ménagères », ou cultivatrices en plus des enfants, des animaux de la fermes et de tout ce qui s’y rapportait, exploitaient seules ou avec leurs « ménagers » des parcelles de terre jusqu’à environ 5 hectares, et complétaient leurs revenus en y ajoutant de petits métiers, l’hiver et pour les temps plus difficiles comme épicières, cabaretières ou fileuses.