Joseph Foisseau, pendu pour cause de religion.

La famille Fouasseau, Foisseau de Beaussais  dans le Poitou est restée protestante pendant toute la période du « désert », mais pas seulement. Certains ont défendu leur Foi au péril de leur vie. Ainsi Joseph Fouasseau, né en 1676, neuf ans avant la révocation de l’Edit de Nantes avait près de quarante ans en 1720 quand..

Le 10ème du mois d’août 1720, Chebrou, avocat du Roi dans la ville de Niort avec deux compagnies de dragons fut au village de Fondoire (Fombedoire commune de Sepvret) où demeurait Berthelot prédicateur,afin de l’arrêter, mais Dieu le préserva de leurs mains. Ayant passé au milieu d’eux, il se sauva dans un bois qui était proche. Mais les soldats afin de pas faire un voyage pour inutile prirent tous les hommes qu’ils purent trouver dans le village au nombre de six ou sept. Le bruit s’étend répandu dans le village voisin qu’on emmenait Berthelot, plusieurs y accoururent avec des bâtons, des fourches et d’autres avec des armes, afin de l’arracher de leurs mains, mais n’étant pas assez forts, ils y tombèrent eux mêmes. Ces huit furent pris et conduits à Niort et on commença à faire leur procès.

Ceux qui avait été pris dans le village à leur travail et deux de ceux qui avait été pris sur le chemin, lesquels étaient fort jeunes, furent élargis au mois de novembre de la même année. Il y en eu un de ces premiers (il s’appelait Samuel Bergeron) qui s’obligea pour être mis en liberté, de livrer le dit Berthelot. Il ne manqua pas de faire son possible pour cela. Mais Dieu ne lui permit pas de pouvoir réussir. Il est mort depuis misérablement.
Les nommés Jacques Chouillet (du village de l’Erable) Joseph Foisseau (du village de Fombelle, Beaussais) -ils étaient âgés l’un et l’autre d’environ quarante ans- furent condamnés à être pendus. Ils le furent en effet le dernier à Mougon, l’autre qui était présent qui l’hexortait à mourir courageusement au Seigneur. Après avoir rendu ce bon service à son compagnon, il fut conduit à la ville de Melle et le lendemain au village de Fondoire où il fut exécuté devant le porte de la maison Berthelot. Ces exécutions se firent au mois d’octobre.
Les nommés Pierre Sallé, Jacques du Breil (Dubreuil), Louis Hommeau (Houmeau), Jean Terrasson aussi du village de l’Erable et un autre appelé Nousille natif du bourg de Benêt, entre Niort et Fontenay le comte furent tous les cinq condamnés aux galères où ils sont morts du temps de la peste de Marseille, excepté Jean Derosson qui fut racheté en 1737 par les hautes Puissances des Etats de Hollande; il est à La Haye.
André Migaut, fait à Lausanne 12.1.1743
Bulletin de la société de l’ histoire du protestantisme français. Edité en 1894.
Dragonnades430.jpg protestants

Les dragonnades.

Ceci est un extrait de « ce qui est arrivé en Haut Poitou, au sujet de la religion, dans les années 1719, 1720, 1721, qui furent pour les pauvres protestants, des années de fer et de feu. » Il n’y eu plus de prédicateur jusqu’en 1723.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k657846.image.r=Foisseau.f146.hl

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